Sade:
1)Le marquis de Sade(1740-1814): comment ne pas le placer en "nomber one" ou presque quand les termes de sadisme, sadique, sont entrés dans le language commun! Donatien-Aldonse-François de Sade: aristocrate de vieille souche; étudie chez les Jésuites; entre à l'école des Chevau-légers où sont admis que les gens issus de vieille noblesse;devient sous-lieutenant au régiment du roi et capitaine de cavalerie...mais la suite le conduira souvent vers l'incarcération...et la littérature "érotique", avec une notion nouvelle-peut être incomprise-dans ce 18 ième siècle en pré-révolution-mettant à jour les tabous et les moeurs pervertis, pourtant fréquents (inceste)
1791:"Justine ou les malheurs de la vertu"
1795:"La philosophie dans le boudoir"
1799:"Les crimes de l'amour"
1813:"La marquise de Gange"
Ecrivain majeur?: Zut: pas de chance! Passer une bonne partie de son existence en prison est aussi injuste que significatif d'un écrivain-philosophe-avant gardiste ou en avance sur son siècles. Les tabous abordés dans ses écrits-l'inceste notemment-dérangèrent probablement la société de cette fin XVIIIème: trop hard tout ceci? Libertinage et dépravations exagérés? Peut être...Manque de "tact"? Pendant qu'un Chardelos de Laclos faisait carrière militaire et écrivait Les liaisons dangereuses: similitude d'écrits sur les moeurs de la noblesse? Oui mais peut être moins direct et dirigé vers les déviations sexuelles; ajoutons la différence de style...Sade reste tout de même ce précurseur, osant "l'écrire"; sadisme, sadique, sadomasochisme sont des termes inclus définitivement dans le dico, faisant penser aux déviances et perversions.
Sade s'est-il trompé?:Cruauté ou inceste...Allez à la case prison sans passer par la case départ...Déjà entendu ça...Au XVIIIème siècle freud n'existait pas encore et il est vrai que son interdit de l'inceste comme un des postulats de départ pour une société moderne-confère Totem et tabou-ne pouvait pas éclairer le marquis épris de libertés mais se heurtant au poids des tabous et des non-dits, pourtant, au sein d'un ancien régime où la noblesse n'hésitait pas à multiplier les unions à "risque"-en famille- dans un but économique, conserver le patrimoine dans une même classe, et quand ce siècle mettait "berne" une idée du libertinage, sous la Régence notemment; ce n'était que dans quelques sphères argentées, oisives, pas spécialement cultivées-les religieux (épars) ne se privaient pas aussi de s'adoner à des dépravations contre nature tels que viols, zoophilie et pratiques sadiques...-Il y a façon et façon: façon d'écrire ou d'exposer ses idées: le marquis a t-il omis quelque chose? Peut être d'apréhender ce rapport à la loi au sein d'un siècle où la noblesse, assez dans la toute puissance, prenait du plomb dans l'aile. Que dirait-il aujourd'hui, à notre XXI siècle, quand les clubs SM sont florissants! Mais, car existe un mais, persistera cette "autocensure" sociale, base même pour qu'elle ne se s'autodétruise pas où quelques interdits sont immédiatement sanctionnés, ceux-là même qui conduiraient l'homme vers sa folie et l'enfermement...par absense de conscience collective.
Sade s'est-il trompé? Bis et repetita...Clairement non...quoique: l'écueuil qui le caractérise, et au-delà des amalgames et déformations qui nous caractérisent, nous, plus de deux siècles après sa mort, réside dans le fait qu'il n'a pas du savoir appliquer (ou trop bien peut être) cette règle (ou oublier celle de la "retenu", savant dosage ou confondre la shère publique et la sphère privée?!)..."deux poids deux mesures"... Evidemment dire tout haut ce que pensent les autres...tout bas...ou l'écrire...attirent les foudres de la censure, les interdictions et les décisions "arbitraires" (embastiller) qui ne l'étaient pas sous la monarchie absolue de droit divin...car Sade n'était pas seul à écrire au siècle des "Lumières" où la forme littéraire variée s'attaquait aux privilèges de l'aristocratie et de la royauté comme du clergé riche et tout puissant,évidemment; se serait-il enlisé dans des "déviations" ne servant que ces desseins propres?...enviant peut être cette toute puissance sans retenu qui caractérisait le pouvoir avec ces débordements? Faire comme eux peut être...alors que d'autres écrivains: Voltaire, Montesquieu, Diderot, Beaumarchais, Condorcet...revendiquaient quelque chose au-delà de leurs intérêts propres. Mais Sade ne s'est pas trompé puisqu'il a passé la barrière du temps; ses oeuvres se lisent toujours; d'autres écrivains n'ont pas survécus au 18 ème siècle après leur mort.
Extrait: "La marquise de Gange"
p51:"Prêcher l'existence de Dieu, c'est supposer qu'il y ait des gens qui ne croient pas en lui;et je n'imagine pas qu'il puisse en être un seul."
"Je ne suis pas de votre avis, dit Mme de Roquefeuille;peu se déclarent je le sais, mais je crois qu'il en existe beaucoup, et je regarderai toujours comme tels tous ceux qu'entraînent leurs passions. S'ils croyaient en Dieu, se livreraient-ils à ce qui l'offense?"
"Et n'y a t-il pas des lois, dit l'abbé, qui retiennent ceux que la crainte de Dieu n'arrête pas?"
"Elles sont insuffisantes, reprit Mme de Roquefeuille: il est facile de les éluder! Il est tant de crimes secrets qu'elles n'atteignent pas, et l'homme puissant les brave avec tant d'audace!"
Book sympa: "Sade" de Chantal Thomas, Seuil ed.
Libertinisme ou libertinage??!
Le temps et la vulgarisation ont"déformé" ces notions: le libertinisme, lui, évoquant un courant de pensée et une philosophie, qui s'est développé en Italie au XVIème siècle, matérialiste-peut-on parler de pragmatisme- à tendance anti-cléricale et "antisociale"-la société "injuste" de l'époque; le libertinisme servira vertainement les grands courants et les écrivains pré-révolutionaires.
Epicure, le célèbre philosophe a influencé le libertinisme et sa pensée matérialiste qui se voulait dangereuse aus yeux du pouvoir absolu en place-royautés-prémices insidieux des révolutions futures.Les libertinistes se "heurtaient" évidemmnt au pouvoir religieux, "allié" naturel du "pouvoir divin" en place, comme au fonctionnement de la société sous l'ancien régime: on achetait la plupart du temps sa charge-emploi-selon son rang et sa fortune, laissant en marge les mêmes, démunis et sans titre de noblesse. On saisit qu'après toutes les dérives et abus de l'ancien régime, le libertinisme fut le terreau aux concepts pré-révolutionnaires.
Le courant retient des noms illustres tels Machiavel et Pierre Gassendi:
Nous sommes à milles lieux du liberinage "vulgarisé", ici, avec ce mathématicien français né en 1592 et dcd en 1655,contemporain de Galilée, féru d'Epicure, évoqué ci-dessus, qui s'appuya toute sa vie durant sur le pragmatisme, le réalisme et l'expérience démontré-logique en temps qu'homme de "sciences", puisqu'il portait les "casquettes" de philosophe, professeur de mathématique, prêtre et docteur en théologie.
Le libertinage fait, quant à lui lui, référence au relachement des moeurs et "dérives" de société qui l'accompagne. On pense à la période de Régence qui suivit le décès de Louis XIV en france.
Philippe d'Orléans(1674-1723)"pris" le pouvoir et l'exerça jusqu'à sa mort en 1723 durant la période nommé Régence qui suivit la disparition de Louis XIV et laissa un Louis XV trop jeune pour régner: on retient des actions du régent son emprise "durable" sur le pouvoir politique, y compris sous Louis XV, via les ministres, une modernisation du système financier et des moeurs dissolus-on parle d'orgies-Il acquis un diamant qui pris son nom, le "Régent", versé au trésor royal, aujourd'hui au musée du Louvres.
Quelques écrivains(1)-philosophes ont marqué cette période, tel Sade, dont les termes sont entrés dans le language courant, que l'on retient pour ses écrits osés-Sade aurait du vivre au XXème siècle assurément où son oeuvre serait passée aisément quoique...souvenons nous "D'Histoire d'Ô" qui subi la censure longtemps dans les années cinquante et fit scandale avant de pouvoir être publié normalement: aujourd'hui, on parle de "classique"...et les oeuvre de Laclos ou Crébillon fils, "Les égarements du coeur et de l'esprit" s'étudient sur les bancs de l'école, car elles possèdent une autre portée, au-delà des moeurs évoquées.
Crébillon fils (1707-1777) était le fils de l'académicien Crébillon connu pour ses tragédies; le "fils" se rendit célèbre, et passa la barrière du temps, avec ses romans "libertins", certainement très inspirés des moeurs de son époque-il trouva soutien et pensions auprès des "grands" d'ailleurs-Ce doit être une des meilleures évocations du libertinage(??) tel qu'il s'exprime actuellement-son "expression" moderne dans notre société actuelle-peut être une des raisons pourquoi ces écrits ne sont pas désuets mais de pleine actualité et "instructifs", car somme toute proche de la nature humaine et de nos moeurs: le XVIIIème siècle avait surement insuflé un vent de modernité dans la société, mais avec des libertés "réservés" aux nantis.
Le libertinage ne retient aujourd'hui que ce relachement des moeurs-jeux sexuels dans une "liberté"-aujourd'hui elle s'appuie sur les progrès de la médecine; contraception;hygiène acquise;pathologies éradiquées...huuum pour le VIH somme toute;-Le libertinage s'exprime "populairement dans l'échangisme, le mélangisme, le naturisme, etc...
Peut-on évoquer Montaigne évitant de l'associer au libertinage?...
Homme du Sud ouest que j'affectionne-parcourez Trans trek et Climbing trans pour saisir-je crois me souvenir d'une visite à la tour de Montaigne proche de Castillon et proche de Monbazillac, pour me souvenir du contraste entre ses murs froids-sa tour rustique-et de la "philosophie" de l'homme curieux de goûter aux plaisirs de la vie. Se nourrir de Montaigne n'est pas du tout abject, tout comme lire Bukowski-je leur laisse seulement la responsabilité de leurs excès-mais le sud ouest possède une qualité de vie que vantait l'homme, comme un épicurien peut être qui aurait lu aussi Platon(dans le "Banquet" Platon laisse à penser-très mordernement d'ailleurs-que la différence entre les deux sexes,l'homme et la femme,n'est qu'infime, mis à part l'anatomie.On connait les moeurs de cette époque-bisexualité "ouverte"-). Sorte de "pragmatique" des moeurs-fréquentant Duras et la cour-ses écrits tous confondus méritent un détour.
La tour de Montaigne se visite et le domaine propose un vin-du Bergerac-Quant on sait que la région se nourrit au foie gras, gésiers, confits, volailles, nourries au grain, la qualité alimentaire locale-quand on prend le temps de choisir-mérite de se "transformer" en "néo-épicurien".
2) Et les Lumières? Bonne question, car si Sade nous a éclairé sur les moeurs de son temps et les siennes, ses contemporains cités en partie plus haut n'ont quasiment rien fait pour l'amélioration de la condition "féminine" (on est bien loin de la notion queer); androcentrique est et reste la société du 18 ème siècle comme la nôtre, sous une apparente liberté (surveillée). En bref, on s'adapte pour atteindre un niveau social élevé ou accéder à l'éducation, même chez les riches et ce ne sont pas les Voltaire (aurait-il voté S.?) ou Rousseau (BOBO du 18ème?)...Pas bien "éclairé" par tout ça...
1687: "Traité de l'éducation des filles", Fénelon.
(1) On s'arrête souvent sur la pas de notre porte mais les anglais nos voisins ont "révolutionné" avant nous et laissé quelques quelques poètes-écrivains majeurs qui influencèrent par leurs productions des générations d'artistes! Gregory Corso [aller à la page Bukowski]admirait le poète anglais Percy Bysshe Shelley (4.08.1792/8.07.1822)surement avant-gardiste avant l'heure et plus qu'attentif à la révolution française! Ces écrits lui valurent queques déboires avec sn pays; ses moeurs n'auraient pas déconcerté the Beat Generation.
1811 "De la nécessité de l'athéisme"
1812 "Declaration of Rights"
1812 The Devil's Walts"
1816 "Alaster of the spirit of solitude"
1818 "The Revolt of Islam"

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