Kellyfetish

Identité

Généralités:

1-Rapport que présentent entre eux deux ou plusieurs êtres ou choses qui ont une similitude parfaite.

2-Caractère permanent et fondamental de quelqu'un, d'un groupe Psychologie: Identité sociale: sentiment ressenti d'un individu d'apartenir à tel groupe social et qui le porte à adopter certains comportements spécifiques. Identité sexuelle: fait de se reconnaître et d'être reconnu comme appartenant à tel sexe.

3-Ensemble des données de fait et de droit qui permettent d'individualiser quelqu'un: pièce d'identité.

Identification: processus psychique par lequel le sujet s'assimile soit à une autre personne soit à un objet d'amour.

La poitrine est un symbôle fort de l'appartenance à l'autre sexe! Dans l'optique d'une transformation ou "l'illusion" doit convaincre "naturellement", sans que le doute s'installe durablement, sous peine de gâcher "l'entreprise" trans, des bases d'appartenance à une nouvelle identité se travaillent, pour Kelly:arborer une poitrine qui ne met pas en doute qu'elle soit réelle (je rapelle que des soutiens gorge sont utilisés par le sexe féminin, car bien des femmes ne possèdent pas d'attributs assez flatteur et cause de la souffrance inutile; beaucoup de filles possèdent trop ou pas assez de poitrine! Un comble! Alors la petite "trans" va chercher à jongler et utilise les artifices commercialisés, comme les renbourrages et les poitrines factices, bien faites, dont on peut choisir la taille,tel des bonnets de soutien gorge.

Kelly, je mets souvent l'accent sur la méticulosité de ma transformation:comment se "croire" "elles" si des poils dépassent du nez, des oreilles, sur les doigts! Une épilation baclée se voit et l'oeil féminin s'avère aussi acéré qu'une lame japonaise...Non seulement tout se joue dans le petit détail, mais cette "perfection" me transporte au-delà...dans cet état que je ne peux pas vous décrire aujourd'hui,ou très partiellement,que je vis tout simplement, ma nouvelle identité que j'envoie aux "autres" et dont je teste les facultés de réception.

Norme: etat habituel ou moyen considéré le plus souvent comme de règle.

Assimiler: rapprocher en identifiant.

Absorber: faire disparaître, engloutir.

Je lis: "Les hommes et le masculin"/Daniel Welzer-Lang/Petite Bliothetheque Payot.

NB: petite"psycho"..."socio"...Kelly... sur l'identité...

...La "pratique", pour moi,Kelly, quelques années de travestissement et de "passages" d'un genre à l'autre (faut bien revenir à son état initial pour vaquer à ses obligations socio-professionnelles), permet de se positioner dans une "catégorie d'individus"-les transgenres-et de constater que nous regardons les autres (nous regarder) d'une façon différente. La transformation s'opère et s'adapte à l'oeil des "autres" qui renvoie son "opinion", sa "vision",sa "censure"...car dans le regard passe des sentiments variés, souvent sans obligation de verbaliser. 5 ans en fille m'ont permis de "voir et d'être vu", comme de me resituer vis à vis de mes congénères; peut être ont-ils guéri une partie de mon être sans s'en douter!?...et dieu sait que je n'aime pas ramener les pratiques "différentes" à la pathologie en général qui s'avère être un cadeau pour les "docteurs et les politiques...très friands quand il s'agit d'enfermer les différences...les classer, les quantifier et proposer un "traitement"!

Mon identité de fille passe forcément par "les autres": je dois "m'identifier à"...je dois "apartenir à"...ce qui explique peut être chez Kelly cette tendance à "pratiquer" le plus souvent seule...D'ailleurs, le travestissement n'est-il pas une quête identitaire qui se résoudrait...seul(e)? Chercher une partie de "soi" en butinant dans une "catégorie" ou une autre me semble logique, sans se laisser enfermer dans un groupe, qui fige tôt ou tard d'ailleurs; "caméléon" social: je me cherche en essayant de multiples vêtements,changeant de peau fréquemment, égratigniant au passage tous ses sociologues androcentristes à la béni ouioui qui n'imaginent pas que la sexualité se joue dans les tréfonds du cerveau humain sans se résumer à l'éternel dyptique homme VS femme. Si "l'habit ne fait pas le moine", admettons qu'il y contribue beaucoup et permet de paraître: mes habits font de moi Kelly, une femme, sans aucun doute...

Le danger apparait quand "l'autre" s'aperçoit que vous le trompez, habilement, d'où sa colère et ce sentiment de trahison quand il commençait à penser que vous aparteniez à son "groupe"!...Et quelle colère de savoir que vous vous promenez d'un groupe à l'autre sans gêne,"leurs" renvoyant quelque chose de déloyal par votre aisance, votre ingratitude: chacun sait que la société tient à faire payer à tous ses "infidélités" et s'empresse de récupérer ses "brebis galeuses". Et mieux vaut rire ou persécuter ces "différences", au risque de se voir rejetter par votre groupe social, plutôt que d'avouer qu'au fond de soi sommeille quasiment des désirs similaires...

L'inconstance du transgenre le condamne à une difficile identification: tout ce que l'on ne peut pas définir durablement deviendrait-il suspect?...en tout cas ça interroge...et l'on voit toute la problématique qui entoure le changement d'identité revenir au galop: difficulté d'obtenir de nouveaux papiers (France);éternelle classification des êtres selon leur anatomie(sexe physique)...et renvoie dans un coin du ring les "éventualités" possibles, condamnant les différences au militantisme, quelquefois acharné (on peut comprendre).

Imaginons le somme de souffrance et d'injustice quand je n'ai pas de "papiers d'identité"!? Votre situation peut basculer car on ne peut pas vous identifier, vous catégorier, vous classer...et au-delà de tout ça...mettre une image sur vous,fiable et durable,compter sur vous,vous faire confiance. "L'interstice" social se rétrécit, cet espace de liberté...Et pragmatiquement, imaginons la somme de difficultés et le parcours du combattant en quête de "papiers": obtenir un logement,obtenir un travail,obtenir un crédit! Pas d'adresse? Pas de travail...Pas de travail? Pas de logement...Hiiiiiiiiii!

La "nouvelle" identité ne peut que s'asseoir que dans le "groupe" et le militantisme à condition de modifier les mentalités...et là...un immense chemin reste à parcourir...en France. L'exemple criant de mai 68, englobant les années précédantes et celles qui ont suivi, prouve que le groupe structuré sert la "cause", mais aussi la "détruit" et la récupère. En somme, personne ne souhaite de "révolution"; elle fait peur, au même titre que de renverser l'ordre établi. Qui a gagné l'après 68? Le même pouvoir politique renforcé...essayant de ridiculiser le mouvement étudiant et...ramenant la femme au fourneau.



Article ajouté le 2007-01-20 , consulté 168 fois

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