Kellyfetish

Genre

Genre:

1) Division fondée sur un ou plusieurs caractères communs./ le genre humain/ l'ensemble des hommes.

...autant préciser que cette définition issue d'un dico de grande diffusion, reste simpliste, réductrice et androcentrique.

"Genre": identité sexuée psychique; sentiment intime d'être une femme ou un homme; le genre ne se trouve pas lié nécessairement au sexe; le genre résulte d'une identification à un rôle social et à des stéréotypes culturels qui définissent les comportements masculins et féminins. Un "homme" peut très bien s'identifier à un rôle féminin et être de genre féminin-il me semble que je me situe effectivement ici-Le genre rélève de la convention culturelle réductrice et étiquette un ensemble de traits complexes de la personnalité. Chaque individu possèdes à la fois des traits masculins et féminins et il existe donc plusieurs genres. Seul(e) l'intéressé(e) peut se déclarer homme ou femme: le genre est autodéclaratif. 

Je ne peux qu'encourager la lecture de Philosophie magazine n°11 de 07/08/2007, pour le dossier sur "Hommes-femmes la confusion des genres": le genre est abordé par le biais de philosophes et écrivains divers qui décortiqent  le dyptique (erroné) homme-femme, incontournable, classant tous nos faits et actes depuis notre venue au monde. Judith Butler s'interroge et tente de "casser" ce moule socio-culturel et politique dans une vision queer et pour démontrer que nous oscillons entre plusieurs genres.

On parle d'indifférenciation concernant le genre sexuel chez chacun de nous: le "choix" viendrait plus tard, après l'adolescence, le temps peut être de tester, au cours de "jeux amoureux, ou sexuels", des goûts et penchants véritables; Freud parle quant à lui de finir son Oedipe...ou rester coincé quelque part dans une phase du développement...mais la psychanalyse nous a montre,et j'en reviens aujourd'hui, que repose sur le "pénis" bien des concepts qui la caractérise; elle se trouve dépassée,la "vieille"-clin d'oeil aux lacaniens restés coïncés sur le "plallus"-prenant appui sur des écrits d'un autre temps, loin des écrits "modernes" qui tentent des avancées en "reconceptualisant" le "genre" autrement. Les dangers de la psychanalyse, la psychologie, la psychiatrie, sont qu'ils réduisent les transgenres à des créatures "malades" et verseraient assez aisément,et machinalement- conditionné socialement et par les enjeux de pouvoir-dans une "transphobie", inconsciemment. Souvenons-nous de ces quelques remarques: "Je ne suis pas raciste mais...y a trop d'étrangers en France"..." On pourrait bien entendre:"Je n'ai rien contre les transsexuel(les)...du moment qu'ils n'embêtent personne"...

Certains "spécialistes" s'accordent pour reconnaitre que l'être humain possède ces deux composantes, masculine et féminine,dès que l'on vient au monde; savoir ensuite ce qui pousse à aimer tel "sexe" est une autre affaire; l'homosexualité a été retiré de la liste des maladies par l'OMS: du chemin reste à faire; concernant les femmes, une "déviance" semble plus acceptée, "excusable", alors que chez l'homme, ce penchant soulève encore des tolés et des exactions intolérables dans bien des pays!

Les "transgenres" constituent une sorte de "population" qui oscille entre plusieurs genres, pour simplifier, sans être exact, et de préciser: concernant le "travestissement", le problème est complexe; il peut s'agir d'une simple déviance sexuelle,au vu de la claasiffication-raccourcissement et réduction péjorative "opérée" la médecine psychiatrique, comme un trouble de l'identité de genre qui passe par cette phase (on se travestit forcément avant d'embrasser une permanence et l'apparence de l'autre genre désiré): la suite on la connait puisque la quête transsexuelle-je parle de genre- aboutit à la  transformation physique qui coïncide au genre dans lequel on se "sent " une "nouvelle identité"-non administrative ici- 

Kelly se situe dans un état mental-ressenti-en marge de deux genres, masculin et féminin, ne versant pas franchement vers le
"désir" transsexuel pris au sens du genre quoique s'y approchant, mais avec une volonté de "devenir provisoirement" "femme" sans encore privilégier la "permanence" physique; la nuance est d'importance et est liée à l'importante que prend la dysphorie de genre en soi: on comprend pourquoi une transformation peut être aboutie mais sans quête "d'absolu" ou de permanence irréversible. La souffrance peut s'imposer-être femme-mais se "gère" et peut s'atténuer par un travestissement abouti, avec "passing", mais qui ne situe pas dans le champs du "travestissement fétichiste" à but d'assouvissement sexuel pur.Les fondements et les motivations sont différents mais peu éloignés; la souffrances, peut être moindre, quoique... existe réellement et se gère tant bien que mal: passer d'un "état" à l'autre...d'un genre à l'autre...génère déchirement et douleur morale quand il s'agit de revêtir des habits masculins,ou le contraire, que l'on honnit, par obligations socio-professionnelles. Cette "activité" non "full time" pour moi actuellement, permet de s'en sortir-je ne parle pas de survie,ma dysphorie se gérant encore-dans un compromis social qui permet encore de s'en sortir socio-professionnellement et financièrement, car un passing relève beaucoup de l'apparence et d'un état "femelle" qui coïncide avec le genre "femelle". On pourrait parler de "cousins" qui fréquentent parfois les mêmes "maisons" et se croisent dans le quotidien, en s'observant sans savoir que l'une serait,par exemple oprérée et l'autre pas.... Nous sommes du même "genre", semblables en "apparence" grâce à un bon "passing" obtenu par des apprentissages successifs "poussés" et donc, des adaptations sociales copiées sur l'autre genre et sexe concordants-cisgenre-, sans une permanence similaire qui,heureusement, ne se "contrôle" pas de visu.


PS: parler de "genre" renvoie quasi "automatiquement-culture et éducation?-à la différence "anatomatique" qui nous caractérise, ce qui met dos à dos Homme et Femme dans toutes les situations de la vie courante!...et ce qui laisse à penser que n'existerait que deux situations, donc deux sexes...Difficile d'opter pour "un" genre-lequel choisir alors et qui choisit pour vous!?...- quand on nait avec une ambiguité "physique" et "chromosomique" Exemple des Klinefelter, avec problème dans les X et Y et une "anatomie" insuffisamment "marquée" pour affirmer que l'on penche du côté "mâle" ou du côté "femelle"; chacun sait aussi que l'état exige d'enregistrer le nouveau né sous 24 heures; j'inscris quoi? Sexe masculin...ou sexe féminin...L'absurdité du dyptique mâle et femelle entâche tous nos rapports et conforte cette "tutelle", véritable chape de plomb qui conditionne et contrôle dès le plus jeune âge les enfants...comme les parents. Mes souvenirs montrent quelques photos de moi aux cheveux très longs et bouclés, telle une petite fille, indiférencié(e) de tous ces débats sur le "genre". Demandons à un enfant de trois ans de quel genre il résulte...et de me souvenir,que souvent, les enfants portaient, à cet âge, de petites robes comme leurs soeurs...sans problème particulier pour l'entourage. Nous sommes bien dans une problématique culturelle imposée qui conditionne toute notre existence et en sortir demande de redoubler d'efforts!



Article ajouté le 2007-01-19 , consulté 123 fois

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