Transexuel/Transexuel
1)Transexuel: personne qui a changé de sexe, transformé physiquement.
Je précise là qu'il s'agit de la déf. du "dico",point barre...surement fabriqué, à l'Académie, par nos "amis" hétéro...et très réductrice!Aucun doute la-dessus... En pratique, les nuances s'avèrent de taille même si, à la base, ce qui caractérise les transexuell(e)s MtF comme FtM reste l'apparence physique, en France notemment, caractéristique de fin de parcours pour changer d'identité.
2) Transsexualisme: définition et classification médicale du CIM10:
Il s'agit d'un désir de vivre et d'être accepté en tant que personne appartenant au sexe opposé. Ce désir s'accompagne habituellement d'un sentiment de malaise ou d'une inadaptation envers son propre sexe anatomique et du souhait de subir une intervention chirurgicale ou un traitement hormonal afin de rendre son corps aussi conforme que possible au sexe désiré. Pour faire ce diagnostic, l'identité de type transsexuelle doit avoir été présente d'une manière persistante pendant au moins deux ans, ne pas être un symptôme d'un autre trouble mental tel qu'une schizophrénie, et ne pas être associée à une autre anomalie sexuelle génétique ou chromosomique.
La définition ci-dessus est un point de vue purement, médical "strict", et se réfère au "pathologique"...à une "maladie"...une "médication" entraîne des soins appropriés...Pas de considérations psychologiques ou sociologiques ici. On voit que le diagnostic ne se pose pas aisément: deux ans...semblant correspondre aux deux ans de vie dans l'apparence du sexe opposé, full-time, et seulement obtenir après un sésame pour uneprise d'hormones, et aussi deux ans d'entretiens(?)...de "suivi psy (?), prise de traitement (? Que se passe-t-il en attendant chez la personne qui se trouve dépendante d'un bon vouloir ou des hésitations diagnostiques de son psy...? Que fait-on avec sa "transphobie" ou celle des autres?..."Cruel" dilemne: on comprend cette volonté de retirer le transsexualisme des pathologies psy! Et le reste...et que seul un "militantisme" actif peut faire évoluer pragmatiquement la cause transgenre.)
Nuances? La "transition" est une évolution et l'on rencontre des transexuell(e)s dans différentes enveloppes: masculine,féminines,en cours de parcours-shemale par exemple, qui n'éprouvent pas le besoin d'aller jusqu'à une chirurgie réparatrice...ou ne possèdent pas les ressources suffisantes, ne correspondent pas aux critères "officiels", gardent une sexualité autre,etc...
Le shemale est-il transexuelle? Les images pornographiques déforment totalement le concept de la transformation: toute modification prend naissance en soi et ne pas assouvir ce profond désir cause vraisemblablement de la souffrance...Les différences d'apparence physique conditionnent l'appartenance à des catégories "sociales" aidés des lois d'un pays et de la medecine.
Les dénominations anglaises me semblent un peu plus précises comme péjoratives: je citais trois lignes plus hauts les shemales: she is a male; tout est dit malheureusement.
Le dénominateur commun à une transition reste ce fort malaise ressenti dans le genre masculin qui crée le besoin crée ce besoin d'approcher le genre féminin pour les MtF et l'inverse dans les FtM.Les différentes transformations plus ou moins abouties résultent de circonstances socio-professionnelles qui obligent à trouver des compromis dans une société majoritairement hétérosexuelle et classificatrices. Je suis gênée d'entendre et de lire que les shemales sont des personnes qui servent fréquemment dans l'industrie des fims pornographiques, se faisant greffer une poitrine et gardant les attributs sexuels masculins: il s'agit d'un pan de la réalité, mais je me souviens d'avoir échangé avec une amie,shemale,qui ne cherche qu'à vivre normalement,entre l'homme et la femme, et désirant ne pas aller plus loin dans les transformations physiques. Est-elle transexuelle? Transgenre? Dans nos conversations,il en ressortait que cette "fille",qui a son job,veut vivre au quotidien tel quel. Je respecte ce choix,difficile,car cet autre "genre péjoré" est cause de souffrance,autant par l'impossibilité de s'assumer dans la société,pour cause de marginalisation,que par la culpabilité sous-jacente en chacune de nous.
Pourquoi m'attarder sur les shemales?...Et bien ce début de modification corporelle peut mener à la transexualité/étape obligée en quelque sorte comme le travestissement qui me semble une plate forme obligée au moins pour quelques années/sur le parcours du combattant jonché d'épreuves que réserve la société! Il existe des impératifs économiques qui stoppent dans une transition.(On note que des nuances de taille se profilent comme en Espagne,depuis 2006,où le changement de sexe n'est plus obligatoire pour le changement d'identité et de genre.)
Motivation et Transformation: la transformation,ici, s'éloigne du "jeu" :il ne s'agit plus de revêtir quelques dessous et d'en "récolter" sexuellement les "sensations" temporaire (confere dans la "Terminologie" les définitions du CIM10 sur le transvestisme bivalant et le transvestisme fétichiste) pour "justifier" une homosexualité "refoulée"?... La transexualité MtF signifie changement profond; je veux changer de sexe car je ne me sens pas bien dans le mien, d'origine; la "demande "est motivée...et nait (ou sommeillait depuis très longtemps sous le couvercle éducatif fort qui nous est inculqué précocement) dans la "tête". Le "jeu" s'arrête alors...et prend une tournure plus sérieuse.D'ailleurs, faut-il préciser que la souffrance voit le jour quand on ne joue plus?...et lorsqu'on découvre un "bien-être" travesti(e)? (là je mets bien un bémol aux raccourcis nosographiques et aux diagnostics clivants qui péjorent toutes ces "pratiques "liés aux vêtements: les passages d'un état à un autre sont courants et un mode répétif aténue le caractère fétichiste du travestissement...qui se "transformera"-sans généraliser- en un transvestisme notoire chez certaines personnes...et un désir possible de transition; c'est comme Tchernobyl; le nuage riadioactif ne s'est pas arrêté aux frontières de la france...comme on avait pu l'entendre à l'époque.) Pour devenir "autre" (femme en ce qui nous concerne) le chemin est long: la chirurgie intervient(peut), en fin de parcours, avec un traitement hormonal à vie et ses modifications irréversibles [poitrine, répartition des graisses à long terme, affinement et fragilisation de la peau, modifications de la formule sanguine, calcification] pour approcher de cette "image mentale" que nous possédons de nous et j'accepte de souffrir physiquement et psychologiquement jusqu'au bout de ma quête, devenir femme; je ne polémiquerai pas dans ce paragraphe sur les coûts de la chirurgie esthétique avec les implants mammaires[les hormones, peut être, mais de là à obtenir une poitrine mimi], la réassignation [hors de France de préférence!!!!!!], les parcours officiels et hors du circuit...
Un exemple célèbre de transformation [travestissement]: le chevalier d'Eon.
Aujourd'hui, ce personnage se serait-il fait opérer?? Mystère: son existence prouve que sa transformation semblait aboutie et assise sur une motivation suffisamment forte pour que l'illusion "fonctionne", à savoir passer pour une femme au quotidien. Les aléas rencontrés montrent déjà le poids des tabous et des interdits, à l'époque,bien avant les théories freudiennes du XIX ème siècle! Enfin, ils reste l'exemple,rare et quasiment unique, d'une personnalité atypique qui a pu "s'insérer" dans la société-la noblesse, avec protection du roi Louis XV-et travaillant; on constate que la difficulté réside dans "l'instabilité" de la transformation: le travesti reste "homme" aux yeux de tous, même si au fond de lui-même il se sent femme,surement,et la société ne lui pardonne pas ces "hésitations"; est-ce une trahison aux des autres figures masculines? Est ce une curiosité ou une source de jalousie vis à vis du sexe féminin? Le rejet et l'isolement a été l'issue de la vie mouventée du chevalier d'Eon. On constate souvent que le plaisir du travestissement reste une "activité" solitaire malgré soi, en partie due aux apréhensions fortes ressenties: peur de l'agressivité d'autrui, du poids social, de la "sanction", immédiate également. "L'ambivalence sexuelle" qui suit le travesti ne lui rend pas service non plus; l'homosexualité-et à cette époque,XVIIIème siècle-sans faire allusion au personnage ci-dessus, constitue un motif de rejet notoire! N'oublions pas qu'elle ne fut retirée de la la liste des maladies de l'OMS qu'assez récemment! De nombreux pays la condamne durement-peine de mort-encore aujourd'hui! On peut entendre les craintes et cette propension à se "cacher" pour "vivre" sa transformation loin de tous. Dommage: le chevalier d'Eon reste l'exemple type d'un parcours abouti et courageux au sein d'une société intransigeante-protégé par le roi quand même-où le transgenre continue à être considéré comme un individu méprisable, de bas étage, qui ne s'insère que par le biais d'emplois "particuliers" et très "spécialisés".
Eon en bref:
5.10.1728 àTonnerre/ 21.05.1810 à Londres.
Espion de Louis XV.
Envoyé à la cour de Russie: fut lectrice de la tsarine Elisabeth qui découvrit le subterfuge.
DCD en Angleterre, exilé sans pension, en 1810, ou il est enterré.
http://the-lady-is-a-trans.over-blog.com
Juste un petit regard à ce blog avant de revenir sur kellyfetish...Je trouve que les photos sont y sont sympas;exemples de transformation bien aboutis: filles blondes,brunes, de différentes grosseurs de poitrines-petites à big-Ya pas péché de s'inspirer de "filles" de qualité dans le but d'un travestissement très "abouti"! ici on parle de TS, shure.
Plus sérieuse: beaucoup d'infos sur le vécu,les parcours,les tuyaux de filles.

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