Kellyfetish

Travestissement, fétichisme...et transgendérisme.

 

1) Le vêtement féminin: le penchant pour le vêtement féminin peut se qualifier de "pratique fétichiste", "déviance" (moins évident...terme usité par le corps médical-psychiatrie/psychologie/psychanalyse)) au sein d'une sexualité qualifiée de "normale"...soit: revêtir dessous sexy...porter des chaussures à talons...bas...etc...s'apparente à une forme de fétichisme, ou plusieurs formes de fétichisme "surajoutées"!

Le travestissement, plus précisément nommé "tranvestisme fétichiste"(1) se glisse ici, vecteur dans l'hétérosexualité de "base" (il n'y a pas de régles préétablies toutefois car toute pratique évolue ou stoppe). On s'accorde à dire que la sexualité, par ce biais fétichiste, représenté par des matières, des accessoires, des vêtements particuliers, retrouve son "sens", en passant par ce "révélateur": dévotion aux pieds féminins, petites culottes, chaussures à talons prohéminents (ci-dessous) 

Les chaussures fournissent un panel "d'expressions" pour la sexualité dite fétichiste: le haut talon "phallique" reste l'exemple démocratisé comme les cuissardes, les bas et porte jaretelles...souvent portés que dans ces circonstances "particulières" par ces dames...car largement détrônés par les collants, leggings...en tant "normal" dans le quotidien "féminin". 

2) Fétichisme sexuel: le fétichiste ",proprement dit, fixe"sa sexualité plus précisément sur une catégorie du corps, un vêtement,avec des habitudes qui déclenchent le plaisir ( l'obtention du plaisir n'arrivant que, et uniquement, par ce biais, peut faire penser au "pathologique"- la médecine aime classer-, contrairement à des personnes qui s'adonnent à des "jeux", momentanément, dans le souci d'harmonisation et d'enrichissement d'une vie amoureuse) se détournant d'une sexualité "habituelle", souvent fruit de fantasmes "soft", qui se réalisent dans les couples par exemple,hétérosexuels à l'ordinaire.

Les "nuances" de ces "pratiques" sont complexes...les uns s'accordant à dire que "l'homme" vit ainsi, par ce biais, une homosexualité difficile à aborder sans "travestissement"...possible...sans "s'avouer" homosexuel pour autant et sans remettre en cause son identité de genre masculine, qui elle, reste claire à la base. On peut bien voir que le choix de l'objet sexuel est clairement différent de l'identité de genre...source constante de confusions dans la société qui se structure encore sur une détermination dès la naissance-sexe-avec conditionnement-rôles-précoces.

3)"Transgendérisme" et fétichisme: l'amalgame avec le travestissement est simpliste même si endosser des habits du sexe opposé se justifierait dans une simple quête de plaisir différent (à ne surtout pas confondre avec la "transexualité");le transgenre "navigue" dans les identités de genre...passant du "simple" travestissement fétichiste au transsexualisme affirmé...sans demande de réassignation pour autant (possible), les pratiques "fétichistes" devenant "secondaires", sans s'exclure d'une montée du plaisir, mais non le vecteur indispensable du/ de la/ fétichiste dans sa sexualité: on peut se servir du fétichisme comme "booster" mais ce n'est pas une "fin en soi" 

4) Un mode d'existence, le transgendérismre:  il ne s'agit plus de se comporter en "femme" provisoirement, "passade"; un simple  prétexe d'assouvissement sexuel, facilité par le travestissement mais de changer de "genre". Se "transformer" s'apparente à un mode d'existence abouti qui peut mener à des transformations plus abouties: prise d'hormones, modifications physiques pour concorder avec son "genre", réassignation sexuelle. La transexualité ne serait qu'une facette "féminine" aboutie parmi d'autres voies...queer...? hormoné(e) non opéré(e)...androgynes...ni "homme" ni "femme" au-delà de ce dyptique réducteur qui nous enferme dans l'opposition mâleVs femelle (changement physique de sexe) 

Chaque matière revêtue apporte une sensation différente sur la peau et envoie un "message" type: les "jeux" et circonstances en diffèrent. Si l'"on" nous laisse à penser que le fétichisme reste l'apanage d'une hétérosexualité qui s'exprime aussi par ce biais, la réalité reste multi-genres et pluri sexuelle.

5) La recherche du plaisir: le fétichiste se rencontre autant chez l'hétéro, l'homo et le bisexuel, comme chez le travesti-transgenre et transexuel.Il existe une raison fédératrice: l'obtention du plaisir. Le "sexe", sans connotation péjorative,est présent dans le travestissement (si il s'assouvit par le biais du fétichisme, peu importe); c'est une "pulsion"-force-qui pousse à se transformer.Les "vecteurs" sont multiples: SM donc, bondage, trop de "jeux" à énumérer (mes préférés dans Kelly SM). Rappel: le transgenre de qualité ne se résume pas à passer pour un objet sexuel, méprisable; ni homme ni femme,c'est une nouvelle fille à l'identité propre, qui vit ainsi, sans transformation corporelle irréversibles.

6) Vous avez dit plaisir?:

Pour  saisir les "nuances" chez Kelly, parler plaisir, comme ressenti "intérieur", reviendrai à comparer l'effet gustatif...au fond de la bouche et sur la langue...quand vous savourez une bonne bouteille-le paradoxe réside dans le fait que je ne bois plus- cette bonne bouteille, pour simplifier, comparée à un vin nouveau...Il en est de même des ressentis corporels- je précise ici d'une pratique purement fétichiste-car votre peau réagit différemment selon ce qu'elle porte, ce qui la touche,l'effleure, les couleurs, les nuances, la transpiration...

Mon plaisir transgenre-Kelly-"joue" avec les genres et se départit du "plaisir travesti"...péjoratif? parfois...que j'apprécie mais qui me lasse maintenant: il se joue sur le long terme, un "néo-plaisir féminin" beaucoup plus mentalisé et abouti, progressif, intériorisé, l'aboutissement d'un vécu et d'une transformation, bien plus complet, parfis perfectioniste et jusque boutiste. La sexualité extériorisée n'est pas le but en soi. 

7) L'apprentissage nécessaire:

Pour déguster ce "plaisir différent", je crois qu'une "expérience transformée de base"s'impose: disons quelques années d'apprentissage personnel obligatoire est nécessaire pour "comprendre" ce qui vous arrive et digérer les "retours"-les réactions des autres- qui permettent d'évoluer. Je parle de la bonne bouteille: savoir attendre pour la déguster fait partie du "jeu", sinon je ne vois pas l'intérêt de la payer 5 fois plus cher et le plaisir des papilles repose autant sur le cérébral que sur le nectar qui circule dans votre bouche...C'est pourquoi une transformation se "vit"- on ne se déguise pas!!-et vivre "ainsi" demande des efforts, surtout personnels.

8) Alléatoires débuts:

J'ai commencé "l'exercice abouti" en 2003: mes premiers travestissements se sont avérés gauches, emprûnts de nervosité, maladroits; je ne savais pas me transformer et je cherchais juste à assouvir cette "nouvelle" tendance chez moi; revêtir quelque chose de féminin sur ma peau était plus fort que moi; une attirance, tel l'effet d'un émant sur la pointe! Là aussi j'ai pu recevoir les réactions du "public", les autres, juges individuels et collectifs, car renvoyants de concert la censure de toute une société, comme ses tabous et interdits...Ces réactions sont utiles pour avancer, même si elles sont parfois violentes et dangereuses!

Je me rends compte de mon inconscience, maintenant...4 ans plus tard. Ces années "d'apprentissage"- mon Master Transgenre (hi! hi! je ris bien sûr) ont permis d'atteindre un "état transformé", poussé, qui permet de se couler dans le tissu social sans risquer de "choquer", car l'attitude "transgenre" en fut l'aboutissement je pense; elle reste quelque chose-une entité propre- incontrôlable et inassimilable de par sa "genèse" même...une évolution d'un genre à l'autre

9) Kelly, l'hermaphrodite

On assisterait à une forme nouvelle "d'hermaphrodisme mental". Le transgenre se génère lui-même! Il s'engendre tout seul, "auto-fécondable", avant de revenir à sa case départ! Dans son esprit réside l'essence de la transfomation: parfois elle suit des chemins divers comme la transexualité, l'homosexualité, le travestissement, la bisexualité...

Toutes les "tendances" que nous observons: punks, gothiques, échangisme, naturisme...vivent et sont "presque" reconnues, parce que la société contrôle, ou légifère: crise d'adolescence à rallonge dit-on...mais un transgendérisme difficile à apréhender pose problème; que faut-il faire? quels mots trouver?

10 Inassimilable "genre?

Ces personnes "caméléons" se fondent souvent dans un univers nocturne, ou s'assimilent à l'existence féminine "ordinaire" par "immitation" propre d'un savoir faire et d'un savoir être quotidien, pas encore vraiment "femme", mais déjà plus vraiment "homme", "personnages" en "mouvement permanent"...queer... qui pénètrent, transformés, dans un autre espace temps, "espace temps transgenre" loin des classifications traditionelles: je citais des exemples plus haut: "travestis fétichistes", drag queen" le soir et homme-genre- "hétérosexuel" le jour..."transgenre" avec poitrine, hormoné hétéroxexuel...transsexuelle opéré lesbienne...les exemples sont multiples comme les individus d'une société "moderne".

 

2003

Talons compensé,porte jaretelles de vinyle blouson et soutien gorge sans bretelle.

Kelly must "fétichisme":

Sans hauts talons noirs vernis, en cuir de préférence, ou vinyle brillant, Kelly ne serait pas: plus de prestance, plus d'excitation, dès que les pieds se rehaussent et donnent cette démarche légère, érotique...qui transforme et transcende...

Intéressantes, dès que la fraîcheur revient, les cuissardes donnent ce ton "érotique" immédiat à la femme qui ose les mettre, au risque de passer pour une fille facile ou une allumeuse! Et pute...

En club, ce symbôle SM fort cèle ma soumission: j'attends la chaîne qui me reliera à la main expérimentée distributrice de tourments jouissifs emprunts de douleur, vecteurs d'adrénaline!!

Chaînettes reliées aux tétons dont le poids engendre douleur et excitation! Une pression convenablement dosée génère une douleur qui catalyse le plaisir! Quel must, le poids de la chaîne pendant, étirant ces parties sensibles...

Le latex est sympa et fait transpirer: adorable sous-vêtements de latex portés sous des habits ordinaires! Jouissif, personne ne se doute: soutien gorge, slip ou string, body saillant! Pourquoi pas bas et porte jaretelles. Must d'un plaisir différent.

J'adore le vinyle, plutôt jupe que pantalon, en club, ou en rencontre le soir, que l'on me prenne pour une arpenteuse...La matière est significative d'une excitation redoublée: ma part animale s'exprime librement...souvent sans culotte ni string.

Rasée...sinon je ne conçois pas ma soumission à une excitation permanente! Il devient petit appendice, clitoris d'un autre genre, retenant son plaisir longuement, s'interdisant toute éjaculation...

Rappels:

Fétiche:1) Objet ou animal auquel sont attribués des propriétés magiques, bénéfiques.2) Psychanalyse: Objet inanimé ou partie du corps non sexuelle suceptible s de devenir à eux seuls objets de la sexualité.

Fétichisme: 3) Remplacement de l'objet sexuel par un fétiche.

Fétichiste: Qui pratique le fétichisme sexuel.

(Source: Petit Larousse.)

2009


(1) Parler de travestissement finit par évoquer les classifications comme celles du CIM10! Charmantes évocations de pathologies psys! quand on parle de n'importe laquelle de ces pratiques!...et bien les psys nous disent que nous sommes malades. Que changeront les futures révisions  à venir? La "volonté" de retirer la transsexualité des pathologies psys changera-t-elle quelque chose en pratique concernant une transition? Douteux...Que dit le CIM10? Il nuance tranvestisme fétichiste (F65.1) qui est lié à une excitation sexuelle...et le transvestisme bivalent (F64.1) sans excitation sexuelle: ce dernier se rapprocherait plus pertinemment de la transsexualité (F64.0). Le plus gênant est que ces nosographies abordent le "problème" avec une vision binaire,opposition mâle/femmelle, exclusive et donc pathologique pour tout ce qui sort de la "normalité". Tout reste déviance et anormalité!

F64.0 Transsexualisme: Il s'agit d'un désir de vivre et d'être accepté en tant que personne appartenant au sexe opposé.Ce désir s'accompagne habituellement d'un sentiment de malaise ou d'inadaptation envers son propre sexe anatomique et du souhait de subir une intervention chirurgicale ou un traitement hormonal afin de rendre son corps aussi conforme que possible au sexe désiré. Pour faire ce diagnostic,l'identité de type transsexuelle doit avoir été présente d'une manière persistante pendant au moins deux ans, ne pas être un symptôme d'un autre trouble mental tel qu'une schizophrénie, et ne pas être associée à uneautre anomalie sexuelle génétique ou chromosomique.

F64.1 Tranvestisme bivalent: ce terme désigne le fait de porter des vêtements du sexe opposé pendant une partie de son existence, de façon à se satisfaire de l'expérience temporaire d'appartenir au sexe opposé, mais sans désir de changement de sexe définitif ou d'une modification chirurgicale.Le tranvestisme bivalent doit être distingué du tranvestisme fétichiste F65.1, dans la mesure ou le port de vêtements ne s'accompagne ici d'aucune excitation sexuelle.

 



Article ajouté le 2006-11-17 , consulté 379 fois

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