Kellyfetish

Travestissement/travesti/Psycho et postulats de base

Travestissement:dico! Action de se travestir, à savoir revêtir-se déguiser-les vêtements de l'autre sexe, d'une autre condition.

Fig:transformer la nature ou le caractère de quelque chose en le rendant méconnaissable: falsifier, déformer,trahir.

2004

Travesti: homme souvent homosexuel, travesti en femme/ rôle d'un personnage du sexe opposé à celui qui l'interprète (jouer un travesti)

Postulat/Hypothèses:plusieurs notions se dégagent des définitions du Petit Larousse et se rencontrent presque toujours dans la pratique du travestissement:

1) Endosser le vêtement de l'autre sexe: standard ou basique général! Je veux être comme, donc habillé, vêtu, comme...elle, pour moi. Aucun intérêt, ni effet d'ailleurs, sans porter, sur sa peau-très important-les spécificités du sexe féminin. Le vêtement est une marque de reconnaissance et de différenciation et c'est primordial!

2) Rendre méconnaissable: on approche bien de la notion de transformation, "art" subtil, pour accéder à autre chose qui se vit.

3) rôle(jouer un rôle)et son interprétation: le petit Larousse parle de falsification et de tricherie, à juste raison, car le transgenre joue- s'amuse et j'espère pour lui/elle-et "joue" très sérieusement à être "autre", tout bonnement un "personnage", "elle" en y croyant dur comme fer! Le "passing" en dépend beaucoup...

4) La sexualité, l' homosexualité, la bisexualité et l'abstinence: c'est clair que quand on découvre des pans de sa personnalité "cachée"-en sommeil dirai-je- on est confronté à d'autres pratiques et sollicitée

1-Le vêtement féminin: il est clair que sans l'apport des vêtements féminins il ne peut pas y avoir de notion claire de travestissement, avec ce qu'elle implique "d'effet" sur la personne (l'inverse est à prendre en compte bien sur: une femme qui endosse la "panoplie" masculine.) Les effets varient selon le vêtement et la matière portés: cuir, vinyle, jean, n'ont pas la même incidence sur les sensations corporelles et tous conditionnent l'orgasme, dans son apparition et sa venue, et dans ce ressenti "transgenre". La meilleure façon de savoir si "ça marche" est d'écouter les réactions extérieures qui seules apprécient la qualité de "l'illusion"...Exemple récent pour Kelly:"Tu ressembles vraiment à une femme! D'ailleurs je croyais que tu en étais une!" (avant de découvrir mon appendice masculin...) Bel hommage tout de même qui conforte dans l'exercice difficile de la transformation momentanée, inductrice de sensations: c'est une façon de se détendre quand l'apréhension reste en arrière plan.

2-Rendre méconnaissable est un atout majeur, car cela implique que le travail de transformation est soigné et abouti et qu'il garantit cet "effet" sur soi et autrui...Comment ne pas préciser à ce niveau que les efforts d'épilation, de maquillage-aboutis-de choix des vêtements,etc, démarche, choix des accessoires et chaussures, et j'en passe, sont des notions indispensables à prendre en compte dans la réussite de l'entreprise de "transformation"! Out les "niaiseries" que montrent les carnavals où gesticulent des "caricatures", déguisées, qui ne servent pas la cause des différentes communautés qui s'y pavanent!! Ils ne s'agit pas forcément de se prendre au sérieux mais d'aboutir dans sa démarche de transformation, elle sérieuse, trouvant un juste milieu entre le plaisir ressenti, vêtue différemment, ménageant la part du "jeu" en nous, donc, pour se retrouver mentalement quelque part dans la peau d'une autre...disons...quatre vingt quinze pour cent féminine et cinq pour cent masculine: transgenre. L'importance de sa conviction personnelle prend une autre dimension: je veux et je ressens du plaisir à me "croire" femme: le "passing" sans conviction peut tourner au fiasco malgré le plus beau maquillage du monde quand la silhouette ne renvoie rien de féminin, la démarche reste "mec",le mental doute de sa transformation.

3-Jouer un rôle: sans jeu, pas de plaisir! Dans le travestissement, on s'accorde à dire que le jeu a de l'importance, logique, quand on souhaite passer d'un état naturel(masculin) à un état qui n'est pas le notre (féminin), avec le souhait de "passer", sans rencontrer de travers!Si le rôle est bien "joué", la personne est sensé "devenir méconnaissable"...ou assez dificilement. Jouer un rôle, soit! Il faut bien composer avec un "personnage" qui n'est pas le notre pour "entrer" dans quelque chose de différent (corps de la femme) ou en avoir l'illusion; la conviction et le changement psychologique (modification de la pensée; autopersuasion...) mènent (et doivent!) indéniablement à un autre "état", comme j'affirme souvent, ni homme, ni femme, autre genre portant les deux "sexes" qu'on nomme transgenre.

PS: pour la petite histoire et/ou/ saisir l'importance du "jeu", au sens qui dit d'assumer un personnage, je me replonge dans mes années d'études d'art dramatique à Paris-2 ans- qui me permettent aujourd'hui d'élaborer une "autre personnalité", construite, la nouvelle fille que je suis, Kelly; j'étudiais, à l'époque, un "personnage" durant des semaines, avec méticulosité, paufinant l'aspect vestimentaire, observant une personne similaire à imiter sur scène; entrer dans la "peau de kelly" me semble assez proche dans la démarche: les habits féminins façonnent cette "autre peau", et chacune sait comment ça influence le comportement et la démarche globale! Certains personnages demandent plus de préparation et d'implication; l'habitude fait que "l'effet" se ressent plus rapidement par la suite: suffirait presque d'endosser sa "panoplie" pour sauter dans sa nouvelle peau!...

4-Homo?Pas homo?: chier hein?! car le "pratiquant" comme l'amoureux des transgenres se définit comme hétérosexuel! La nuance est que cette "pratique" conduit immanquablement à essayer "autre chose", au moins d'autres pratiques sexuelles, en principe "réservées aux filles"...même si beaucoup d'amoureux du troisième sexe se défendent d'une quelconque homosexualité. Certains disent qu'il s'agit d'une façon d'assumer celle-ci...Le raccourci serait simpliste. Le "trav" peut s'avérer "hétérosexuel", "bisexuel" ou exclusivement "homosexuel", trois genres qui possèdent leurs caractéristiques, car n'oublions pas que,"transformée", la personne est...une femme bien sur et pense telle qu'elle !...avec le ressenti féminin...et la sexualité qui s'y rapporte! (petit moment de réflexion ici...pour éviter toute confusion...de genre et d'identité...). Kelly, je prétends assumer ma double identité de genre, voire plus, si l'on commence à raisonner en queer...En somme, il faudrait laisser de côté les tabous judéo-chrétiens et les interdits sociaux pour qualifier la sexualité transgenre. Personnellement,j'assume ma double facette, mais elle s'avère restrictive et péjorative:on sait que la société (le plus souvent) catégorie et renvoie dos à dos l'Homme et la Femme (lisez "Du côté de la sociologie" sur kellyfetish); je suis sexuellement différente et pas seulement un jour hétéro et l'autre homo!...et le troisième les deux ensemble... Se sentir transgenre se définit chez moi par l'aspect de mes pratiques sexuelles,donc, et en donner des définitions devient accessoire; le tout est d'assumer ces pratiques une fois travestie. La tentation, ou les sollicitations, sont logiques, quant on parle de fellation: cette pratique peut se voir chez l'homme comme la femme, hétéro ou homo. Affirmer qu'un homme serait homosexuel suite à la pratique d'une fellation serait présomptueux. Le concept me semble lié à l'exclusivité du choix du partenaire de même sexe dans le temps. Les transgenres "naviguent" fréquemment d'une sexualité à l'autre , sans se "fixer" sur l'une d'entre elle; on rencontre des personnes qui se présentent à la fois actives et passives; existent aussi ces TV qui trouvent leur voie et restent exclusivement passives, soit. On oublie pas que sous des abords féminins, dus à la transformation, sommeille un moment le mâle qui se "réactive" ensuite(?): ces allées et venues successives ne sont pas sans conséquences psychologiques et causent de la souffrance, passagère,ou durable; parfois se pose là l'éventualité d'un déplacement vers la transexualité et le changement physique de sexe, ou le retour vers la masculinité et l'abandon de la pratique du travestissement.

Identité/"Identification??: qu'est alors cette "créature" "transformée" mais non opérée-ni hormonée-se mouvant dans l'amalgame (pas toujours) des "définitions", des terminologies qui désignent les personnes d'un autre genre??

1)-Les motivations d'une "transformation" prennent naissance au plus profond de l'être et sont suffisamment fortes pour justifier le port de vêtements d'un sexe qui n'est pas le sien, de jour comme de nuit...en déplacement...bref:au quotidien, mais de manière non permanente. Puis,dis-je cette attirance pour tout ce qui est du ressort de la gente féminine: s'intéresser à "elles", lire comme elles (souvent publiés par des mecs d'ailleurs); c'est fou comment on se rend compte des différences de centres d'intérêt entre hommes et femmes.

2)-Le travestissement peut conduire à un nouveau "passage"-nouveau désir construit-celui de devenir femme et d'engager une transformation accomplie et profonde-irréversible en quelque sorte-"la transexualité"-impliquant un traitement hormonal, un suivi psychiatrique et psychologique et une modification corporelle.NB/ se travestir n'exclue pas le désir profond de se vouloir femme, pendant un laps de temps plus ou moins défini;la "permanence" différencie les deux "états", mais il est clair que dans le fond, et avec une motivation importante qui implique un aboutissement "perfectionniste" de l'exercice (la transformation), la personne travestie ne devrait pas laisser entrevoir de doute sur son identité! Il s'agit d'une femme, au même titre que le transexuel. 

Trans VS Travs? Il est intéressant de voir que les "nuances" peuvent prendre des proportions énormes et générer une "nouvelle" ségrégation-rejet-tel que le rejet des travs par les trans...qui ramènent les TVs à une vulgaire "passade sexuelle", temporaire, pour hétéros insatisfaits...?(en fait la question est posée) Une mise au point s'impose pour saisir que sur kellyfetish on parle de transformation de qualité et que la temporalité de l'exercice ne signifie pas que le travestissement aurait quelque chose de moins noble...Parlons d'une quête différente dans la cas de la transexualité avec une souffrance intérieure...qui malheureusement existe aussi chez le travesti et cet persuasion d'apartenir à l'autre sexe.

Par contre étaler des images "glauques" qui se bornent à montrer les attributs sexuels sur le net, par exemple, ne plaide pas en la faveur des travestis, des shemales et des transexuel(les): perruques  mal posées, pilosité qui dépasse, visages cachés, non rasés, jambes poilues idem...j'avoue que visualiser ceci sur des profils ou des groupes online relève presque du ridicule et de l'insanité. Ca n'excuse pas ce rejet à l'envers dans un match "cul-cul" trans VS travs, signifiant la noblesse d'un certaine transexualité au détriment des transgenres, queer,etc...Que pensent ou disent les femmes, j'entends les "vraies", quand elles découvrent que sous un make up se cache peut être un "mec"? Il me semble que les réactions sont tout aussi mitigées ou acerbes quelquefois. Dans une société où la bataille est loin d'être gagnée on constate que la solidarité est relative voire utopique; rappellons aussi que maints travestis arrivent à travailler, partiellement ou à temps complet, en jouissant du plaisir de satisfaire ce désir profond de ressembler à l'autre sexe. En conclusion, les querelles de cloché ne font avancer ni les débats ni la législation actuelle...

3)- Je veux ici différencier "l'exercice" momentané de la transformation servant juste d'épanchement pour une sexualité inaccomplie et celui qui persiste et se veut durable, ne cherchant pas forcément la consommation sexuelle mais se nourrissant dans cet état d'esprit féminin, aidé par le port de tous ces attributs! Dans le premier cas on reste dans un exercice "péjoratif", sans respect pour la personne transgenre, sans lendemain, sans véritable rencontre.

4) Immanquablement, le transgenre se lance dans une quête incessante: aboutir à "la" transformation de qualité pour obtenir l'approbation d'autrui, dernière notion qui n'est pas acquise-la reconnaissance- la société ne tolérant pas ou peu "l'instabilité". Ne pas être reconnu engendre souffrance et marginalité, deux dangers pour les travs et trans.

Identité propre: le travesti. Souvent considérée comme une pratique liée au déguisement, qui usurpe l'identité propre, péjorée et ridiculisée, le travestissement reste souvent  comdamné aux des "jeux" solitaires, s'enfermant-isolement social-renforçant les difficultés de reconnaissance, vecteur unique à d'autres penchants sexuels. Se travestir ne peut être réduit qu'à ça: non seulement ce peut être-c'est!-le passage presqu'obligé vers la transexualité, sans pour autant réduire ces derniers à des travestis-normal-un état intermédiaire, où, la stabilité affective et sentimentale se retrouve.

Kelly: une entité à part: Kelly se situe à cette croisé des chemins: autre,ni trans ni trav, transgenre tout simplement peut être, assumant cet état sans s'isoler, non! Au contraire, la pratique doit forger l'assurance et l'expérience; état d'esprit, comme mode de vie, provisoire, mais intensément vécu le temps de cette transformation: là, réside toute la différence et la certitude de ne pas se tromper, une détermination à toutes épreuves qui lève le doute sur une pratique qui causerait alors culpabilité et nausée. Pouvoir se situer et se défendre, donc, pose les bases d'une "structure" forte et fortifie la pratique. Kelly, je n'éprouve pas, disais-je l'utilité d'aller "au-delà", vers la transformation corporelle aboutie et définitive, en raison d'une découverte tardive, notemment de mon état d'esprit, et de la lucidité de la situation des personnes transformées au sein de notre société. Divers articles me font rappeller les difficultés d'affirmation du sexe féminin en général: j'ose à peine penser ce qu'il en est pour le parcours transsexuel (ils ont tout mon respect et mon amitié profonde à mes yeux). J'insiste souvent sur la notion de motivation et de qualité de transformation, directement proportionnelles au ressenti intérieur (je me sens femme) pour "passer" en société.

Un genre exclusivement"féminin"?: Associer le travestissement à un substitut pour essayer et assumer son homosexualité serait véritablement injuste! Comme de croire que la plupart des personnes travesties ne s'affirment que par le biais de la prostitution! Stop à l'amalgame: je n'abonde pas dans le sens d'une transformation à but exclusivement "professionnel". Employer le féminin semble une autre logique de base pour parler de ce travestissement: "elle" est travestie! Voici un pas de géant vers la reconnaissance d'une identité qui se situe à la frontière d'une transexualité-avant peut être-refuser de donner du "elle" reste injuste, ingrat, humiliant et genère souffrance et solitude! Je pense, Kelly, qu'il faut sincèrement se "penser" femme dans ces moments de "jeux"...qui n'en sont plus, et plus justement "nouvelle femme", car autre, pas vraiment "elle", une autre identité, le "nouveau genre", "New identity"! Là se situe un des moments où travestissement et transsexualité se rejoignent: l'un peut conduire vers l'autre, une évidence (le rôle de composition fait place à un état permanent difficile à quitter). Le chemin reste semé de périples.

Nouveau genre, nouveau"sexe", nouveau plaisir:

Après toutes ces réflexions qui ne permettent pas de classer "la" nouvelle "créature", et l'on sait qu'une société qui ne peut contrôler rejette ou psychiatrise immanquablement, Kelly doit bien parler de son vécu et ressenti autre via sa propre réalité et le regard d'autrui sur son "état": la meilleure façon de se situer provient évidemment des réactions extérieures dont la nature est multiple. On peut constater de rejet, d'agressivité, de violence, de curiosité, de surprise, d'envie, de jalousie, de colère, ouf!...

"Gueule" d'androgyne: qui est "lui" qui est "elle"??

Au-delà de ces constatations, la pratique du "changement" permet de constater que la marginalisation de cette pratique n'est pas du même ordre que ,par exemple,une transsexualité revendicatrice, un transformisme accepté, dans des conditions socio-professionnelles ciblées, mais reste une pratique "sauvage" pour beaucoup, prenant exemples sur diverses communautés: gay, trans, hétéro...et "naviguant" sous divers pavillons-genres-concernant les pratiques sexuelles.

L'hermaphrodyte donne quelquefois des exemple harmonieux de "double" sexe mais peu viable qu quotidien...

La transformation temporaire exclu de se fixer dans le genre durablement et dans une catégorie: est-ce un mal quand on sait que la société tente de juguler l'expression des libertés et veut tout contrôler( mai si! mais si!); ce "changement" temporaire échappe au véritable contrôle et à la récupération mais peut se perdre dans le piège des pratiques solitaires!

Shemale? Un sexe d'homme et une poitrine de femme; à savoir si un traitement hormonal a été entrepris...mais pas encore transexuelle. A ses adeptes inconditionnels.

Kelly, j'entends souvent parler de tendances "queer"??!... Je m'interroge pour savoir si je me situe dans cette catégorie?! En est-ce une d'ailleurs? Philosophie nouvelle? Mode de vie? I don't no. La seule certitude qui permet de me situer et voire...classer, repose sur les ressentis qui m'appartiennent fondamentalement, excluant toute tentative de récupération. C'est pourquoi je titre:"Nouveau genre, nouveau sexe, nouveau plaisir"

L'évidence de la découverte de nouveau"jeux" par une nouvelle "identité".

Parler de genre pour me définir semble être la seule notion attachée à la permanence, considérant les propos les plus actuels sur la question: naissons-nous indifférenciés sexuellement et "fixés" bien plus tard par le carcan social!!?

La sexualité transgenre est bien plus aléatoire qu'on ne le pense, j'entends qu'elle ne se fixe pas selon le genre apparent: la confusion peut sembler indissoluble et énervante pour l'hétérosexuel de base éloigné de mon modede vie. Mais j'ajoute une nouvelle notion: le genre aléatoire, à savoir que Kelly transite d'une genre à l'autre, se fixant parfois dans l'un pour en repartir rapidement; je rapelle que sexualité et genre se différencient. Les genres prennent naissance dans les cerveaux, certains se sentent étrangers dans leur enveloppe,d'autres à l'aise et satisfaits, d'autres encore, éprouvent le besoin de "transiter" d'un genre à l'autre et Kelly se situe dans cette troisième tendance, le "genre momentané" ou "transitoire".

Kelly, je prône une expression sociale de la condition transgenre,y incluant l'expression de la sexualité, à l'inverse de l'enfermement dans l'autosatisfaction.

Le "nouveau" plaisir revêt de ce nouveau genre et se nourrit à deverses sources, non "fixes", sorte de notion "libertine" lointaine et ses sensations nouvelles, elles aussi, dues aux jeux sexuels entrepris transformés sont "new" et d'une force nouvelle, très lié au fétichisme du vêtement porté et de l'état intérieur du moment transgenre.

C'est simple non?

A) Une anatomie masculine secondaire:

1-Le pénis en "sommeil": considérant la "notion nouvelle", nouveau "genre", amenée par Kelly, la pratique et le ressenti "nouveux", conduisent à l'intériorisation d'un "état nouveau", la personne transformée ici, et à considérer plus secondairement "l'anatomie" de "base", le pénis dans ce cas, qui devient "secondaire"- mais toujours opérant-, au profit d'autres parties du corps qui "poussent" tout naturellement: celles-ci sont érotisées par une épilation soignée et des soins corporels continus.Exemples:

1-Rarement tatoué chez "lui",normal, le bas du dos est un lieu charmant chez "elle", très visuel, attirant le regard sur le "reste": fesses, jambes,mollets,chaussures...la main s'y pose, la "sienne", à "lui" et caresse de temps en temps cette partie; attention: délicatesse de rigueur sous peine d'éviction instantanée!!

2-Quand même sympa de redécouvrir la valeur de ses jambes et de l'entre cuisse! J'insiste loudement : une épilation parfaite et des soins quotidiens sont indispensables, tels l'exfoliation et les crèmes adaptées; autobronzant pour moi en été et au-delà.

3-Ne pas délaisser les pieds: des soins de pédicurie sont nécessaires pour tailler les ongles enlever les peaux et excroissances et s'occuper des ongles que l'on peut vernir. Ne pas oublier qu'ils portent les chaussures: bien les choisir constitue un atout important.

4-Je soigne mon décolleté! Fond de teint-sans oublier de chasser tous les poils qui adorent repousser-poudré, pendentifs à gogo en "camouflage" ou ornemental en concordance de couleurs avec les vêtements.

B) Les sites érotiques "réactivés":

Clairement, la transformation soignée ouvre-rouvre serait plus juste-des portes inconnues pour "lui" jusque-là, en somme réactive des parties de l'anatomie "en sommeil": les causes sont liées directement à vos jeux et à l'intervention sur la peau directement.

A-L'impact de l'épilation:

Ce n'est pas courant de s'épiler "socialement" parlant chez l'homme, quoique l'évolution va dans un sens "unisexe" et le marketing aidant propose des produits spécial "mecs" pour épiler poitrine, aisselles et jambes. Une épilation donne à "voir" autrement son corps, très différent sans pilosité-y a qu'à observer ses jambes dans une glace une fois privées de poils épais et noirs: ici réside les prémices des sensations corporelles et  intérieures nouvelles

Peut-on dire que symbôliquement "j'ote ma peau" (1) et j'entre dans l'autre?! En tout cas le "geste"-l'épilation...lisez ma technique douce de l'épi au couteau à beurre dans "Maquillage et épilation"...-s'avère significatif et tel un "rituel"(2) de passage vers "la nouvelle identité". Ce geste généreux et attentionné, de s'épiler amoureusement-quel narcissisme!!-est l'antichambre de ce nouvel état...de corps et d'esprit.

Dois-je rappeller que les sens sont à la fête: le toucher, disons, en premier- caresser cette "étoffe" soyeuse-vos "gambettes" lisses-permet de constater l'effet "new" immédiat sur le physique...comme sur le ressenti, car l'émotion qui vous envahit ne s'explique pas toujours...mais vous savez que la transformation commence ici...

Ensuite "elle" se regarde, dans le miroir, longuement, voir si il ne reste pas une particularité de son ancien état, son identité précédente, "lui", et traque le poil, perfectioniste, au rasoir quatre lames, obsédée et entêtée!

Désorientée est-elle??! probablement plus tout à fait dans le même espace temps: le corps et l'esprit ne réagissent plus pareil, comme "auparavant", avant l'épi, avant de se voir "nouvelle". La tranformation a opéré, et continue, sur vous: Kelly voit son temps s'accélérer et j'affirme que transformée, il passe à vitesse grand V! Combien de fois regardai-je ma montre, pour constater qu'une séance d'essayage avait duré trois à quatre heures, sans fatigue, ni lassitude, me disant à moi-même:"le temps est passé si vite!"...et sans fatigue!

Le temps transgenre se décuple et s'accélère, comme un esprit sous l'emprise de molécules prohibées: cocaïnomane sans y toucher, un poil, gros tout de même, exagéré! L'accélération des sens est flagrante: la libido boostée y est pour quelque chose.

Unes "simple" épilation ouvre les portes de la sensualité exacerbée et l'on se rend compte ici de la palette féminine nouvelle qui s'offre à nous: ressentir toutes les parties de son corps différemment, certaines plus intensément que d'autres-voir ci-dessous les sites mis en avant-Aidés des vêtements féminins ,je vous laisse deviner la sensibilité "nouvelle" qui s'offre à vous sous l'effet d'un string, d'un soutien gorge, de collants...

1) La poitrine: 

lieu très "sensible" dans tous les sens du terme-se met en avant logiquement, représentant une partie corporelle "transgenre" justifiant le port des vêtements féminins, le "signe" fondamental-un des signes-de la reconnaissance comme "nouvelle personne", avec les tétons, sphère de jeux multiples et du port de bijoux significatifs.

2) Le nombril:

on comprend la nécessité d'un épilation parfaite pour "dégager" le site-(comme une épi. pour le reste de votre corps, s'entend)-très sensible sous la caresse des doigts,autour et surtout à l'intérieur; activateur naturel de l'orgasme grâce à sa stimulation.On y pose des bijoux, flatteurs, "érotisant" la sphère.

3) Le bas ventre:

directement sous le nombril, la caresse, avec la paume de la main, réveille un endroit propice à un frisson ardent garanti.

4) L'aine:

encore une fois l'utilité de l'épilation et une peau soignée,donc douce,permettent de revisualiser des parties de l'anatomie oubliées qui ne demandent qu'à être stimulées en femme nouvelle: délicatesse et lien avec le partenaire dont la main fait l'essentiel.

5) L'intérieur des cuisses:

dans cette position,prête, le frisson augmente et la main rend l'intérieur des cuisses brulant et très érotisé!

6) Les mollets:

un ton au dessous des sites proches des organes génitaux, mais le mollet flatte votre partie féminine quand on sait ses pieds chaussés de hauts talons...A stimuler donc, avec la paume de la main.La petite chaîne de cheville ne s'oublie dans la boîte à bijoux!

7) Les doigts de pieds:

souvent délaissés et négligés alors qu'un vernis adapté aux chaussures et à vos habits-look et couleurs-donne une force érotique et "sexy" à toute la silhouette: certains hommesregardent les fesses, la poitrine et les pieds...et écoutent le bruit des chaussures sur le macadam!Qu'on se le dise.Les doigts de pieds se prêtent à des jeux bucchaux variés et amusants.

8) Les joues de fesses:

...pas spécialement le lieu des transports les plus hot...au risque de surprendre; les fesses sont le prélude à la stimulation d'une partie bien plus intime et convoitée.

9) Le bas des reins:

comme ci-dessus, le "site",très "visuel", montre donc et ne dévoile pas tout: caresse discrète et progressive sous peine d'une "fin de recevoir"...et...et...la gifle(?!)...car de dos, "elle" n'aime pas trop subir sans visualiser ce qu'on entreprend sur elle sans permission peut être?. 

10) Devant et derrière le cou:

must! abandon "volontaire": prémices à la stimulation des tétons, duventre et du nombril et du bas ventre...Les audacieuses se font tatouer dans le décoletté: très attirant, sexy en diable et l'effet s'en ressent quand il vous "prend en main"!

11) Le lobe des oreilles:

sympa: lieu de la pose des boucles, de percings et où la langue joue délicatement avant ou après un passage dans le cou?

12) La partie derrière les oreilles:

la main et les doigts s'y promènent avec langueur et douceur, progressivement pour finir en se refermant sur le cou-avec la paume de la main-fermement: un must érotique pour elle, marquant la puissance du "mâle", viril et dominateur!Attention à l'orgasme naissant!

13) Les lèvres:

le baiser s'y pose et les mettre en valeur comme il faut donne des indications sur vos intentions...Couleurs, textures,brillance...à savourer et à ne pas négliger avant de sortir.Avant goût au mélange des langues et aux caresses bucchales.

14) Sous les aisselles:

...beurk non épilée!!! Sinon jeux en perspective, car "il" s'y attardera: mains et langue...Déo et parfum de rigueur!Pourquoi un peu d'autobronzant pour donner un hale "post vacances" à cette partie du corps?! Moi j'le fais.

15) Les avants bras:

quand "il" les saisit: must éritoque et domination voulue...

16): L'intérieur des mains:

si le ongles sont bien soignés et vernis-ça sert à quelque chose-elles deviennent un centre d'intérêt;soigner le dessus et la paume pour les rendre douces.

17: L'anus et toute sa sphère:

convoitise "hot" de tous temps: très érotisé en transgenre; "nouveau" site réveillé, "clitoris" à stimuler avec les doigts et/ou/ la langue; on y pose parfois de petits anneaux, très "boost"! Intérieur "méga sensible" et très vascularisé: les doigts y font joujou longuement; lieux de toutes les dilations et de la pose "d'objets"-gadjets divers; la lubrification s'effectue en fonction de la charge érotique en vous-très naturelle dans une transformation aboutie-ne nécessitant pratiquement pas de gel lors de la pénétration.

18: Le bout de la langue:

image sgnificative: "elle" est très utile cette langue quand "elle" titille le "bout", s'attarde sur la hampe et le prépuce; "boost" avec percing...

19: Le pénis/prépuce/hampe:

en "nouvelle" anatomie "passive" chez le transgenre, "féminisé" comme il se doit, l'érection n'est pas le but en soi, ni l'éjaculation: le ressenti intérieur est tel qu'il se suffit à lui-même et l'orgasme se joue mentalement;il laisse la "vedette" au petit trou, très érotisé aussi et naturellement "chaud" et humide; pénis parfois orné de percings divers, d'anneaux, très érotiques, marques de soumissions, de satisfaction et d'appartenance.

20: Le scrotum:

photo parlante; jeux divers assurés ainsi: chaînettes par exemple...l'imagination fera le reste.

 

(1) Lire?: "Le moi peau"/ Didier Anzieu. Psychanaliste big! La peau "parle" sans verbaliser...faut lire le book. "J'suis mal dans ma peau"..."Changer de peau"...j'en dis pas plus.

(2) Lire?: "Afrique ambigüe"/ George Ballandier. Très instructif et pas anodin quand l'auteur parle des masques dans la culture africaine et du sens des tiruels de passage...On se comprend...

2009

 



Article ajouté le 2006-11-02 , consulté 299 fois

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