Identité transgenre(1).
Avant propos? : c'est une mise au point pour saisir que je parle de choses sérieuses, sans dramatiser: ce blog bouscule nos tabous et les habitudes de vie en général dus à toute notre culture.Mes propos s'adressent à tous (toutes), adultes...dans le sens de "responsables" [on peut l'être bien avant 18 ans]...Il ne s'agit pas d'un blog porno ou prosélyte...et j'honnis franchement les tendances "carnaval" de février comme le côté...allons voir des "freaks"..."Elephant man"...qui s'assouvit via le net!
J'insiste: je parle de "sexe" comme expression de genre en gardant à l'esprit qu'il existe bien des différences de "genre" à défendre-et c'est plutôt le" vrai" propos ici, sans verser dans le voyeurisme et la "provoc" gratuite...Le côté blog "adulte" se définit en raison des sujets "atypiques" développés et parce qu'il égratigne les "normes" quant à nos références sur la "féminité"-le contraire existe aussi quant il s'agit d'aborder des sujets qui gravitent autour des pratiques drag-king, butch, transition FVM- et ce qui gravite autour comme "clichés", "préjugés" socio-politiques et religieux...en bref, tout ce qui nous réduit à un "morne" dyptique "universel...MvsF ou FvsM selon la position que l'on adopte ou son ressenti.
Ce blog narre l'histoire d'une "fille" qui n'en est pas encore tout à fait une...ou d'un" mec" qui n'est pas encore "elle", qui se pense quotidiennement fille...parce que... mentalement; une personne transgenre en "maturation" encore freinée par ses obligations socio-professionnelles...
Sans verser dans la confusion [gardons son humour] je narre l'histoire de ma "transformation", progressive et "aboutie" qui me situe dans une "niche" avant "transition"... en réflexion, pragmatique où je me définis comme transgenre, encore "travestie","transexuelle", dans l'âme (et reconnue comme telle par mon "psy"). Je ne revendique pas ce ressenti "transsexuel" des premiers âges comme se plaisent à catégorier les "spécialistes"-primaire...secondaire...-mais l'état d'une personne qui a évolué lentement.
"Ma révélation", une gestation de plusieurs années (on ne revêt pas les habits féminins de façon quasi-permanente du jour au lendemain, j'en doute) m'a fait cheminer lentement vers ce nouvel "état" [ le travestissement me semble une étape obligée...à moins...que...dès le berceau...vous portiez des talons...et même si jeune,je me répète, vous vous sentiez "elle"...faut bien endosser quelque chose!?).
On ne décide de devenir trav.. trans: c'est une nécessité...qui s'impose à soi, parfois salvatrice vers ce "quelque chose" qui sommeillait. Après, il s'agit de trouver des alternatives, des oportunités, des compromis et les sacrifices obligatoires pour accéder à une apparence satisfaisante, valorisante qui soulage!...parce que vous devez vivre comme ça...avec les "autres".
Se transformer, part-time, prend du temps et de l'énergie et de l'argent; il est responsable de mon questionnement, de ma disphorie, de mes renoncements parfois [périodes de retour où j'ai abandonné quelques mois toute "activité"]. Combien de fois me suis-je dis: es-tu folle? Parano? Et cette difficulté à recevoir les remarques de personnes familières: "Tiens tu t'épiles?"...obligée de répondre:"Ouais, je retire les poils blancs des sourcils". Vous constatez aussitôt le poids des conditionnements sociaux qui vous balancent quasi unilatéralement dans des rôles dont vous ne sortirez qu'avec des blessures irréversibles et de gros efforts! [Bourdieu s'était fait beaucoup critiquer, quand il affirmait concernant la condition féminine, que c'était bien beau de défendre la femmes mais qu'il mettait en doute cette volonté réelle de vouloir sortir du carcan androcentrique "universel", en bref les gros cliché mâle VS femelle; moi-même, au sein du travail, combien de fois constatai-je que les "filles" ne souhaitaient que se valoriser auprès de la gente masculine et...que de commettre l'erreur d'abonder dans leur sens-prendre en considération-ne conduisait qu'à se faire regarder d'un mauvais oeïl!...sous homme?]
Une double vie demande de multiples concession, une grosse dépense d'énergie comme d'argent si l'on recherche la qualité et la satisfaction perso-la garde robe-et impose parfois de prendre ses responsabilités: entamer une transition ou abandonner des pratiques "épuisantes" mentalement; c'est très gênant à la longue de "tricher"...cacher...dépenser son énergie, donc, pour trouver des stratégies d'adaptation...inconvénient majeur d'une existence part-time...qui peut conduire vers la transition et l'envie de passer "full-time"...qui revêt autant, sinon plus de problèmes qui nécessitent une préparation planifiée, je pense... [mon premier métier fut celui de comédien dans les années quatre vingt et même si je n'eus pas la chance de jouer les TV ou TS, j'applique quelques notions pour replacer ma voix et faciliter mon "passing"...et j'use du changement d'habits sans gêne...De préciser quand même qu'une prise d'hormones chez les transexuelles,MtF, ne modifie pas la voix.] et des stratégies d'adaptation pour se préparer afin de ne pas compromettre ses "bonnes relations" [je précise que les relations avec les "autorités", à ce stade de transformation du moins, ne me pose pas de problème: chacun peut revêtir ce qu'il entend.]
Voilà: me sentant femme un peu plus chaque jour, y compris dans mes habits masculins [vous avez compris que je ne" peux pas" encore vivre à cent pour cent au féminin] je lis la presse féminine,je surfe sur la toile en quête de témoignages de "transitions" [ là,je parle de passages, j'entends MtF, avec prises d'hormones et coming out ou de situations intermédiaires, sans opération, les raisons en étant multiples], j'observe les femmes dans la rues, comparant voir si mes erreurs sont définitivement enterrées, je les observe au cours de leur shopping, la façon dont elles marchent, comment elles portent leur sac à main...petit "ethnologue-sociologue" d'un jour qui se nourrit de ces multiples observations pragmatiques.
Petite séance de maquillage? Il maquillage cache la barbe,primordial évidemment sans épil laser, les rides et ridules et les poches sous les yeux, marques de l'âge. Les yeux sont mis en valeur comme les lèvres,ensemble ou séparément, les sourcils sont épilés, peignés et teintés pour créer une ligne harmonieuse et féminine, dégradée en général:trop d'épaisseur trahie en général.L'astuce, dans tous les sens du terme et dans le cas d'un travestissement avancé, consiste à trouver le compromis qui permet de passer...sans trop se compromettre socialement.
Aujourd'hui, précisément, mon but est d'entrer dans la peau de cette "autre" fille, tel un comédien qui use de l'art du maquillage et des costumes de "scène": j'avoue encore mon impuissance à comprendre le véritable mental féminin [je suis toujours étymologiquement et anatomiquement un homme] mais j'approche au plus près de la ressemblance et de sensations intérieures féminines qui me marquent irrémédiablement [on ne sort pas indemme de telles pratiques] d'où le questionnement sur mon évolution: dois-je continuer et passer à une autre étape comme je disais plus haut...ou abandonner définitivement ce type d'existence coûteuse en énergie.
L'étape de l'épilation s'avère primordiale vers l'accession à la féminité: une peau soignée se remarque et apporte aussitôt une apparence féminine crédible, surtout, quant aux beau jours, on découvre des parties du corps; bien soignés, les jambes, le décoletté, le visage, les bras et les mains octroient leur effet, mais cela prend un certain temps.L'épilation laser et électrique sont les seules alternatives durables et efficaces contre la repousse du poil-le laser étant efficace sur le poil brun; l'électrique sur les poils blonds et blancs-
Une fois la "tranformation réalisée", cet "autre féminin" qui opère de l'intérieur est la marque qu'un cheminement se produit laissant sa "trace mentale"même quand vous revenez dans votre coquille masculine [combien de fois éprouvai-je une souffrance importante au moment de retirer ces vêtements féminins, obligé de remettre de nouveau les autres, masculins, sans saveur et insipides qui, soudain se trouvaient à mille lieux de mon état psychique et causaient chez moi un mélange de colère et de nausée, confortée dans votre état précédent où ça "passait" justement très bien!] que le psychisme s'avère primordial pour aborder ces sujets au fil du blog: je parle de sexualité différente [une fois transformée elle devient bien plus facile à admettre et non déniée et vous comprendrez ce que signifie...laisser des "traces" et je tiens à me différencier du travesti/dit masculin de surcroit/qui ne quitte pas son hétérosexualité et se sert de ce subterfuge, le travestissement bien sur, pour s'adonner à "sa" sexualité refoulée ou mal assumée; donc s'avouer son homosexualité sous couvert du travestissement "marque" quelque part quand on ne peut pas, tel moi, conserver une identité féminine permanente en raison de contraintes excessives mais incontournables; vous aurez compris que je suis une travestie/transgenre/hétérosexuelle!], genre sexuel, fétichisme, consciente que les frontières s'avèrent très minces.
L'expérience prouve que l'on "navigue" d'un genre à l'autre avec aisance et que les dénominations/"fixations" résultent de codes sociaux qui sont "approuvés", ou imposés, par des habitudes et des lois qui encadrent nos pratiques. Encore une fois,et je l'affirme souvent, un travestissement abouti génère une "belle" confusion dans les "appellations" de "genres" que le dictionnaire propose...et suscite la même intolérance de ceux qui n'osent pas ou ont très peur de découvrir leur côté "obscur".
AOC? Difficile à vérifier? Dans la société "moderne", tout reposerait sur l'image et l'apparence; la confusion s'installe aisément car au-delà des manifestations "carnavalesques"...comme le carnaval assurément...qui resterait un jeu et qui ne dure qu'un temps pré-déterminé (la loi légifère sur la possibilité de se travestir librement dans cette période) changer d'apparence conduirait à changer d'identité, au sens propre comme au figuré: dès que l'entreprise devient moins préhensible vous constaterez que le législateur intervient pour encadrer, limiter ou interdire; transgenre, en somme, engloberait tout et n'importe quoi: je suis transgenre, Kelly, car je me transforme et je revendique "autre chose" une fois dans ma "nouvelle peau" et cet état peut perdurer y compris une fois revenu à mon état initial (je suis un mec vous vous souvenez...) Après, les sociétés et pays réagissent différemment à ces phénomènes: certains sont plus avancés que d'autres dans les tolérances-le droit des homosexuels semble trouver des ouvertures-mais quasiment aucune ne reconnait "la" différence, ou apres un parcours du combattant qui se compte en années, en consultations médicales,etc...Le plus embêtant reste que le politique tend à se mêler de la médecine et la médecine se gargarise de ces personnes dites "perturbées" au lieu d'entrevoir une nouvelle "philosophie transgenre" avec ce que ça entraîne de libertés sexuelles nouvelles,très dérangeantes.
Transgenre: "histoire" d'un néologisme?
De toute évidence le terme, transgenre, renvoie sous nos latitudes à une sorte de "flou", et là, Kelly, je m'avance, pas seulement du à la "fluidité" du genre ou à une dysphorie, sorte de labilité de l'humeur, souffrance, transposée à une identité qui nous est imposée, mais au flou inérant à nos sociétés "figées"-pas toutes heureusement puisque certaines osent réformer[exemple récent de l'Espagne dans la reconnaissance des transexuell(e)s]-
Le transgenre: personne singularisée non seulement par sa volonté de se différencier et d'exprimer "des" sexualités autres! Catégorier nie déjà la notion "nouvelle"...Admettons, comme je l'affirme tout au long de ce blog, que les termes sont galvaudés; certaines personnes se contentent d'une pratique qui se limite à assouvir une pulsion, une excitation sexuelle refoulée, sous le couvert du travestissement; on peut parler de pratique "fétichiste"; l'identité ne rentrerait pas en ligne de compte...juste un acte "sexuel" dévié d'une normalité (qu'est ce que l'on appelle sexualité dite normale sinon celle encadrée par la loi...ou l'hétérosexualité...à dominance masculine desurcroit?!).Aller au-delà d'un assouvissement basique temporaire avec l'aide de vêtements féminins (c'est ici qu'intervient le fétichisme: l'on peut s'arrêter à une sexualité uniquement construite sur l'emploi d'une matière ou d'un vêtement, détourné de sa fonction première, et soulager ses pulsions grâce à ce biais) implique de parler du changement d'identité, temporaire ou définitive(TS). Une étape plus aboutie, au "genre" voué à l'instabilité, se rencontre dans la pratique du travestissement; dyxphorie de genre,synfrôme de Benjamin...imposant des va et vient d'une "personnalité masculine" vers une "personnalité féminine"(Kelly se situe ici); la pratique temporaire du travestissement est encadrée par des exigences sociales; il y a obligation de se préparer physiquement et mentalement à cette transformation, dans un sens comme dans l'autre, car il s'agit d'entrer dans la "peau d'une autre" mais aussi d'en "revenir", et c'est douloureux-mentalement-la permanence étant impossible ou pas encore possible; la confrontation avec le réel est cause de souffrance: affronter le regard de l'autre; ne pas y trouver la reconnaissance. Nier la souffrance du TV serait un leurre: il oscille,avec sincérité d'un genre à l'autre et cette instabilité cause souci, telle celle de l'humeur, par exemple;dans cette optique, TV et TS partagent quelque chose ici, le TV s'évitant, si l'on peut dire, la souffrance physique due aux transformations et aux incertitudes liées aux modifications, mais le TV restant malgré lui dans une pratique temporaire "invalidante" car incomplète, mais somme toute attirante.
Le terme transgenre serait né au Canada où sa signification revêt plus de sens et permet à l'expression d'une population souvent marginalisée et récupérée par la médecine-psychiatrie-qui pense que l'enfermement dans son genre sexuel est injuste: il manquerait "quelque chose" d'une identité et cette identité est "autre", "celle" que Kelly reconnait.
Quelle identité?
Vague et nouvelle, en gesttion constante, qui signifie plutôt, un oscillement entre plusieurs genres et sexualités qui s'y apparentent quoique variables[une personne transgenre peut être transexuelle dans sa tête sans aboutir à la chirurgie réparatrice,faute d'argent par exemple, où, car pleinement satisfaite d'une prise d'hormones; exemple aussi de compromis acquis par un rigoureux travestissement qui peut satisfaire et permettre d'atténuer ses souffrances] et un refus de se voir enfermer dans le genre social que l'apparence physique vous octroie automatiquement.
N'oublions pas que bien avant la naissance, nous sommes déjà-dès que le sexe est connu-balancé dans des clichés sexistes et dans la "dualité" quasi inébranlable "homme-femme", qui gère la totalité de nos rapports humains! Cette régle inaltérable ne rencontre des écueuils qu'à la confrontatation avec des "particularités" que sont l'homosexualité, par exemple,ou la transexualité! Selon les sociétés, le rejet est immédiat et plus ou moins violent ou insidieux sous des cieux plus "civilisés".J'ai quelque peine au vu de l'exemple français actuel.
La personnalité transgenre:la difficulté majeure est de sortir de son sexe "social", légiféré et mentalement imposé dès la naissance...sous peine de!...Dans nos sociétés quasiment tous les rapports-communications et liens-reposent sur cette dyptique, homme VS femme! Tout ce que nous entreprenons est conditionné par la différence qui caractérise l'un et/ou/l'autre...What is this? En simplifiant, dès la prise de conscience de son anatomie-porter ou non le pénis dirait peut être Freud-les dés sont jetés: tous nos actes sont alors-et avant aussi par l'intermédiaire de nos parents-conditionnés par cette "différence" anatomique masculine...ou féminine, elle, s'apercevant qu'elle détient ce pouvoir d'enfanter.
Inéfable désuétude du genre?: la personnalité transgenre se situe difficilement dans ce champs pré-défini: ni homme, ni femme, elle se cherche, entre dysphorie, quête "anatomique-changer de sexe après opération-condamnée à vivre dans l'illusion(??) momentanée sans parvenir à se fixer durablement dans une identité. Les humains ne possédant pas les particularités d'une sexualité où l'on s'autoféconderait-et l'hermaphrodisme restant imparfaitement "structuré"-le "clivage" homme-femme reste le seul exemple, et la seule certitude réelle, car les effets de cette évidence se vérifient par l'empirisme-créer la vie par enfantement-repoussant vers le "ridicule" ce désir de changement de sexe! Qui pourrait, aussi, se prendre pour Dieu!...si notre société judéo-chrétienne admet que "Dieu créa l'homme,etc,etc..."
Le genre péjoré: on voit la facilité-raccourci- pour la médecine de "récupérer" ces "anomalies" de la "personnalité", sorte "d'erreurs" sociales s'entêtant à se prendre pour le sexe opposé alors que la nature infaillible donne toujours le même message: l'homme diffère de la femme, pas seulement anatomiquement-mais physiologiquement-et dépend d'elle! La femme détient un pouvoir à rendre jaloux et dirige...sans trop faire de bruit, évidemment...La souffrance intérieure peut venir du sentiment d'appartenir à un genre "péjoré", désuet et "ridicule", sorte de "bête" de foire, juste une entité "zarbi" qui défile lors des carnavals ou Transidentés, "personnage" irresponsable ou inconscient, voire prétentieux au point de croire "qu'il peut se prendre pour l'autre sexe"! Cette instabilité du genre n'est pas sans causer de la souffrance et l'entêtement de la curiosité-médicale...-La religion crierait au maléfice: voici l'être condamné à errer dans un territoire indéfini, indéterminé, peut être proche de la "folie", "punition divine"(??)...pour une "lubie" de l'esprit "malade" qui se prend pour l'autre...On comprend peut être pourquoi, l'homosexualité revendicatrice, trouve sa "place", car elle ne revendique pas ce changement de sexe anatomique, juste le changement "d'objet"-la chair est faible...-alors qu'une transidentité mettra encore du temps avant d'admettre que l'on peut osciller d'un genre à l'autre. Le "salut"-et l'excuse- repose peut être dans la "légèreté" de la quête- mais beaucoup croient avec conviction être dans la peau de l'autre-que la société nous renvoie dans un message cinglant:"mais vous voyez bien que vous êtes ridicules quand les deux sexes sont prédéfinis anatomiquement!". Ce constat inéluctable renvoie à l'éternel "clivage" homme VS femme qui conditionne encore pour longtemps nos rapports sociaux, dans leur intégralité et les transgenres à une entité que l'on considère comme une particularité-curiosité sociale-que la médecine tente de récupérer.
Transgenre reste un terme "fluide", un fourre tout où le "mouvement" qu'il draine se réfère à des apparences et des "expressions sexuelles" variées. Pas de "spécialisation" quand, par exemple, on veut changer de sexe et d'identité, ou, je disais plus haut, quand on se définie dans une catégorie reconnue socialement ou en voie de...Transgenre se situe autant dans la sphere masculine que féminine; je dirais, se permettant des incursions dans les deux genres, simultanément ou en même temps. Une personne transgenre refuse le "système" des valeurs; une personne transgenre s'horrifie quand la politique et la médecine récupèrent votre identité...de genre et vous dépossède de vos intentions et volonté: il en est malheureusement ainsi dans l'exemple des parcours de transition MtF et FtM où la psychiatrisation s'avère affolante...et quand tout le monde sait que les chirurgiens sont quasiment tous incompétents!Odieux et humiliants! Impardonable!
Androgyne?:
Le transgenre peut avoir une apparence androgyne: ressembler,donc en apparence seulement, à une personne du sexe opposée; quelqu'un qui se vêt différemment de son propre "sexe", celui que chacun s'attend socialement à voir "normalement". On peut se plaire à exprimer une androgynie, sans verser dans la différence de genre sexuel; il s'agit plus d'une apparence.
L'androgynie se réfère d'abord à une apparence, "look". Il semble que ce "problème" se situe aux antipodes du transgendérisme...?
L'hermaphrodisme:
Cette particularité physique, considérée comme une pathologie congénitale, posséder les attributs des deux sexes, quoiqu'imparfaitement, revêt d'une "anomalie" génétique; ces personnes ne possèdent pas l'anatomie, "aboutie", pour vivre "normalement", dans un monde où physiquement, il faut bien être, soit homme, soit femme et fécondable...La chirurgie intervient pour "verser" dans un sens ou dans l'autre, mais le plus souvent préfère oter ce qui n'est pas développé conséquemment, même si ces personnes ne possèdent ni une poitrine développé, ni un pénis très important. On conçoit, qu'après opération et avec une hormonothérapie adaptée, un sujet devient "aisément"...femme par exemple.
Hermaphrodite.
Pour éviter une confusion de plus, l'hermaphrodite se différencie de l'androgyne-qui peu ressembler à une belle jeune fille et posséder de naissance des attributs masculins "normaux"-et du transexuel-celui-ci, dans le cas du HVF, se faisant implanter une poitrine et retirer ses "caractéristiques masculines", buvant également "quelques" hormones. Cependant on parle de transgenre tout de même!
Shemale: le terme signifie en fait que "she is a male!" Les attributs masculins sont effectivement présents. Pourrait-on dire qu'il s'agit d'un "hermaphrodisme fabriqué"??! Le rapprochement, similitude d'apparence caractérise ces deux "notions". La prise d'hormones est toutefois nécessaire dans ces "entreprises"-HVF- mais les buts diffèrent on s'en doute.Une hormonothérapie favrise la venue de la poitrine, la répartition des graisses, coupe la pilosité, change la voix...
Ambiguité socio-politique nationale?: comment sortir de "l'impasse" qui caractérise la société française quand ses "voisines" font des avancées caractéristiques! Ces nations que l'on singeait volontiers dans les années soixante dix ont rattrappé cinquante ans d'inertie politique du à une profonde léthargie qui "bétone" la France!...Pauvre France entend-on parfois...Maintenant l'Espagne élit sa Miss Transexuelle Internationale après avoir légiféré sur le changement d'identité; le mariage homosexuel est admis; que de "progrès"! Il ne s'agit nullement de prôner l'apologie des autres genres mais de permettre leur expression.
Mais que fait la France...?? S'enfonce-t-elle dans les sempiternelles promesses pré-électorales? Certainement...et ensuite personne ne se mouille pour les P...Quant à la défense des transgenres en général...autant dire que l'on renvoie tout ça en vrac aux calanques grecques...Changer le nom de la Gay Pride ne modifiera peut être pas grand chose...Le parcours du "combattant" reste le même. Suffit toujours de peu pour que les humiliations sournoises, moqueries, allusions, "explosent" à la face du monde pour un oui ou pour un nom...Alors l'adoption...on en reparlera...Douce France disait-on...tellement douceureuse et insidieuse...que tous ses voisins lui feront des pieds de nez sans regret...et prendront le bon train à temps...pendant que nous continuerons à nous prendre pour le nombril du monde.
L'identité de Kelly:
Si "trans" débute le mot "transgenre", Kelly ne se situe pas dans la catégorie "transexuel" mais dans celle des personnes "transformées provisoirement". Je me travestis. Je porte le vêtement féminin et je deviens femme cent pour cent au quotidien; je vaque à des occupations: voyage, rencontres,shopping...Souvent, l'amalgame irréfléchi "nous" aveugle confondant et englobant des "catégories" de "créatures" différentes, avec une belle confusion à la clé par mé-connaissance.
Kelly:.uniquement travestie mais qui se décline au féminin.
La "nuance" est de taille, quand cette notion-transgendérisme-vient s'imicer dans une pratique qui peut s'apparenter à un "simple" travestissement: je dis souvent que je n'ai plus l'âge pour me faire opérer (faux d'ailleurs), mais je n'ai pas le courage de me lancer dans une difficile entreprise! Je peux affirmer sans me tromper que je me trouve actuellement dans cette intervalle où la "fille " s'interroge fréquemment sur la nécessité d'un changement de "sexe"/genre et d'identité, mais mes acquis ne me permettent pas d'hypothéquer avec une aventure longue, fastidieuse, la transition et les témoignages de personnes qui m'entourent ne m'encouragent guère (il s'agit plutôt de ce chemin de croix où je serai dépendante du corps médical-toute puissance?-et de ce risque d'isolement social! Qoiqu'on en dise, devenir TS ne se décide pas du jour au lendemain). Bien sur j'ai lu et consulté maintes fois concernant ces prises d'hormones féminines, Androcur et cie, les effets secondaires et les modifications importantes qui en résultent! Le corps féminisé se construit avec des risques, pas tous mesurés, sur sa santé. Le suivi est draconien et (ce qui me gêne le plus d'ailleurs) la dépendance au corps médical omniprésente: vous voici le "joujou" trans" dans les mains de ces toubibs qui vous jugent et ...décident à votre place: là réside le plus noir côté de cette "magnifique" entreprise...sans oublier l'opération à pratiquer...en France?...considérant le manque d'expérience des chirurgiens...en Thaïlande?...à quel prix (dois-je "me vendre" pour amasser le magot?)
Une transformation de qualité devrait laisser peu de différence-ou pas- entre "trav" et "trans": le postulat réside à l'intérieur des têtes et dans le ressenti. Existent des travestis en margue de la transsexualité mais qui ne sautent pas le pas en raison des obstacles importants et de la "condamnation" sociale quasi certaine qui pousse vers la marginalisation du "problème". L'enfermement identitaire s'effectue autant politiquement que médicalement, la médecine et la psychiatrie "récupérant" des "anomalies, notemment dans les classifications du DSM IV, tel le "Trouble de l'identité sexuelle" défini clairement par des critères précis:
1-identification intense et persistante à l'autre sexe;
2-sentiment persistant d'inconfort par rapport à son sexe ou sentiment d'inadéquation par rapport à l'identité de rôle correspondante;
3-l'affection n'est pas concomitante d'une affection responsable d'un phénotype hermaphrodite;
4-l'affection est à l'origine d'une souffrance cliniquement significative ou d'une altération du fonctionnement social, professionnel,ou dans d'autres domaines importants. On conçoit rapidement qu'une "activité transgenre" peut vite se heurter à des difficultés socio-professionnelles et engendrer une souffrance, ça se comprend...Repousser ces personnes dans les méandres de la "culture" underground s'avère très aisé, y compris dans des sociétés dites avancées qui ne manquent pas de catégorier, décompter et tenir des statistiques "informelles".
J'pense qu'à ça...mais j'suis pas folle!
Kelly: transgenre NONH?!:
Je revendique alors...un mode de vie où le plaisir s'invite et s'invente différemment-le fétichisme entre automatiquement en ligne de compte, sans excès- je conserve une identité et un genre sexuel de "base"-hétérosexualité affirmée-, bien que la transformation soit "réelle" et perfectioniste, dans des moments d'existence où se promener et communiquer "transformée", implique d'entrer dans la "peau" d'une "autre", convenablement, au moins pour éviter le ridicule: fait chier de se faire appeller "travelo" ou "tante"... (idées essentielles de qualité et de motivation pour atteindre une satisfaction personnelle notoire et un "effet trans" )
La confusion existe constamment des les appellations "contrôlées" diverses, qui caractérisent les "transgenres".Une transformation "motivée" ne laisse rien à penser, que, derrière une telle silhouette..se faufile un "mec" bandant et viril qui se voit "elle"!.
Le "trans" est galvaudé, j'entends le terme exact: je ne suis ni siliconée ni opérée (l'intermédiaire "shemale" peut être une "étape" suffisamment valorisante narcissiquement!), NONH et le "voyage" demanderait trop de sacrifices et de souffrances (comme je dis deux lignes plus haut, n'oublions pas que la société s'empresse de marginalser les différences,alors,une opération et un changement d'identité!... L'âge dissuade tout comme les tracasseries administratives.Le changement de sexe n'est pas un "jeu", se réfléchit et se mûrit: il trouve son fondement à l'intérieur de nous-même et la motivation doit être sans faille!)
Bref, Kelly, j'arbore des atouts féminins, appréciés des deux sexes. Basta pour les amalgames donc et pour tous les fantasmeurs qui "s'excusent" dans les multiples confusions générées par leurs pulsions innassouvies.
L'autre sexualité(2):
Quand on flirte avec le mot "transgenre", on accepte le coté obscur de sa personnalité et on apprend à ne plus se mentir pour cacher l'évidence: le genre oscille entre hétérosexualité et homosexualité. Etre transgenre génère les confusions car l'identité oscille entre l'hétérosexualité:un transgenre qui recherche l'homme-l'homosexualité:un transgenre et son "double"-sexualité confuse qui bouscule l'ordre social établi! J'oserai dire que la communautés gay et lesbienne est en voie de normalisation sociale, tandis que le transsexualisme et le travestissement sont des "manifestations" encore considérées comme déviantes et pathologiques, psychiatrisées.
Je ne suis pas sure que de telles manifestations publiques servent toujours une "cause" qui exige prudence, discrétion et mesure dans une "vie quotidienne": l'amalgame avec la fête ne manque pas d'intervenir et les médias reprennent souvent les "thèmes" du travestissement dans des sitcoms ridicules où l'on voit des "pseudos travesties poilues", se bidonner et des transsexuelles-l'éternelle "pute" du Bois de Boul-qui apparaissent éparsément dans des séries où on continue à les marginaliser; tout le monde est rassuré...
En résumé, la différence entre travestissement et transexualité résiderait dans la permanence de la transformation et dans la tête...Une recherche qualitative (je la pense indispensable pour éviter l'effet "carnaval"
L'exhibition publique, à mes yeux, péjore la "cause" des communautés qui cherchent à se situer dans la société et les repousse aux calanques grecques législatives...
et feuilleton à deux sous qui passe à la télé aux heures de grande écoute!!)peut très bien "déjouer " l'oeil le plus pernicieux...et le passage d'une "identité" à l'autre s'opère parfaitement, avec une sensation agréable ( n'étant pas transsexuel, je n'en ressents pas moins des sensations typiquement féminines, jusque dans mon corps et dans ma sexualité...orgasme...etc...) telle Kelly, moi, petite diablesse adepte des tenues "vinyl",en privée, et de quelques pratiques transgressives inavouées...Le plaisir est autre, plaisir de se sentir "femme" (tout se passe dans la tête), plaisir de revêtir des habits "interdits" socialement aux mecs, plaisir de rencontrer d'autres gens et sensation d'étrange "aventure" une fois entrée dans la peau de "l'autre" féminin...
Quelle identité sexuelle réelle?
Si le transgenre, pas "vraiment" transformé, porte à confusion, sa sexualité peut dérouter: une base hétérosexuelle semble se préciser chez les travestis, avec des incursions plus ou moins évidentes vers l'homosexualité. La bisexualité devient assez fréquente sous couvert de cette transformation, sans se fixer dans un genre ou l'autre: "ambivalence sexuelle" convenable au niveau de l'obtention des plaisirs et de ses bénéfices, flattant l'ego masculin et le côté féminin, cette double sexualité est narcissiquement riche! Bifocale! Bipolaire! La bisexualité peut donner jour à une nouvelle personnalité, plus complète, nouvelle identité et "genre", construit et enrichi aux expériences hétérosexuelles et homosexuelles; le plaisir s'en trouve plus varié, décuplé. Le Moi y trouve sa double expression, le narcissisme comblé.
2004
L'identité passe par la conviction personnelle d'être "l'autre" celui auquel on aspire en l'immitant, notemment pour parfaire son travestissement et par la reconnaissance "générale"; on peut dire que sans l'autre, pas de reconnaissance! Peut être touchons-nous quelque part à "l'horreur" existentielle-souvenons-nous de "Huis clos" de Jean Paul Sartre-où, en somme, se départir,trop, n'amène pas au "salut"! Au-delà de l'identification, "délicate" chez les transgenres qui "noyent le poisson", une dédramatisation de "l'affaire" s'avère nécessaire; comme disent souvent des trans;"nous ne sommes pas dangereux pour la société!". Juste: seul l'ignorance assoie des croyances particulières et conduit à des extrémités.
Kelly se situe en marge de la transexualité grace à une transformation très aboutie, sans passer par la case opération et hormones-les raisons en sont très personnelles-On parlera de "nuances" mais qui sont de taille. Dans un vécu intérieur quotidien, le ressenti et les sensations revêtent d'une attention toute particulière: si l'adage dit que "l'habit ne fait pas le moine", il se heurte à un écueuil dans l'entreprise dela transformation. Le "dosage" est du même ordre que la recette de cuisine qui "basculerait" dans le "mauvais", faute d'une connaissance des ingrédients de base requits et de leur quantité à administrer pour conserver bon goût et harmonie.Puis-je dire, sans prétention, que Kelly est aidée généreusement grâce à un physique qui se prête déjà à la "confusion"...de genre,plutôt agréable, avec quelque chose de déjà féminin, qui ne demande qu'à s'affirmer sous le "pinceau", ce que je réalise avec satisfaction, flattant mon narcissisme.Quoiqu'il en soit, et avec lucidité, je sais que l'oeil avisé-celui de l'enfant par exemple qui est très affuté!-discerne le "subterfuge"en disant par exemple:"le monsieur on dirait une dame maman!"...Cette remarque rapelle qu'invariablement la nature reprend le dessus: la seule vérité réside dans la capacité reproductrice de la femme...
La "femme" aprécie quelquefois-et plus souvent qu'on ne le croit-les transgenres: est-ce une projection de ses lointaines pulsions homosexuelles?? Quel délice de se voir en même temps caresser par une jolie "femme" qui la pénètre ensuite...Curieuse ambiguité et "preuve" que le genre sexuel se mature dans nos esprits et que le plaisir repose quelque part sur l'interdit. Trève de fantasmes et de suppositions: l'identification passe par une quasi-ressemblance, disais-je, à "elle"...et bien souvent la transformation de "qualité" laisse tant planer le doute que la curiosité l'emporte chez "elle"!...sans oublier l'ironie...le mépris parfois...L'identité se joue sur l'immitation;chacun sait que nombres de TV et TS s'y emploient mieux que certaines filles...Arborer une plus jolie poitrine;choisir des vêtements sexy..."qu'elle" n'ose pas revêtir;parfaire son épilation;singer jusqu'aux moindres détails conduit à l'agacement, une fois cette curiosité passée; évidemment, "elle" rétorquera que seule la maternité lui appartient, soit, mais s'enfermant ainsi dans l'éternel dualité Homme VS Femme...pénétrée...non pénétrée...blablabla...Les moments de partage sont possibles: se questionner sur le maquillage (cela m'est arrivée); se complimenter (l'importance de ce "retour" sur soi, venant de l'autre, pour ne pas attiser la blessure narcissique); se mélanger (j'en parlais quelques lignes au-dessus)...Avouons que l'homme "devenu" femme restera toujours sans réponse sur ses possibilités à "l'approcher ", "elle"! Sa transformation,très personnelle, pourra être brillante, poussée, accomplie, soit, sans pouvoir goûter au nectar absolue de l'essence féminine, autrement que dans ses fantasmes, vécu dans la grossesse: la nouvelle fille ne sentira pas son ventre grossir, sa chair se transformer, sa sexualité se modifier, son vagin s'ouvrir...Quelle sensation sublime que de se faire "féconder" par "lui"...
Je lis:
"Les hommes et le masculin" de Daniel Welzer-Lang,Petite Bibliothetheque Payot/(Peut être faut-il lire celui-ci!? En tout cas il dé veloppe la notion de queer, souvent encore confuse, vague, mal comprise et donne un aperçu historique, depuis la naissance du terme en Amérique du Nord jusqu'à ce qui ce passe timidement chez nous en france,pour saisir qui de nous s'apparente à la mouvence queer. On voit là que les queers regroupent gays,travs,bi,trans...au-delà de groupes revendicatifs très organisés qui luttent contre le pouvoir établi dominant; très pertinent: les queers refuseraient l'assimilation qui inquiète, privative de liberté (sexuelle), s'éloignant des autres groupes qui ne chercheraient que la possibilité d'être reconnu dans la société par "le pouvoir hétérosexuel dominant" en place.)
"Les transexuelles" d'Hervé Lagier,ed. J. Bertoin,1978.
"Carnet de bord d'un steward devenu hôtesse de l'air"/edit. Michel Laffont/2002.
"Elle était une fois" de M.F. Garcia, ed. Denoël; collect. x-treme; genre: roman; présentation: broché.
"Histoire des transexuels en france" de Foerster Maxime/essai/186p/2006/ H et O éditions.
"Recherches sur l'identité sexuelle à partir du transessexualisme" de Robert Stoller, ed.Gallimard,1978.
"La confusion de sexes. Le travestissement de la Renaissance à la révolution" de Sylvie Steinberg/ Fayard ed.
"Travestissement féminin et liberté" sous la direction de Guyenne Leduc-Pref. de C. Bard/2006/440p
"Mémoires de l'abbé de Choisy habillé en femme" par Timoléon de Choisy/ Broché/1998
"Changer de sexe" le mouvement transgenre", Pat Califia.
"Girl" de david Thomas, en poche
extrait/p219:"Vous voyez je me demade ce qui vous inquiète au juste. Le fait que les hommes puissent vous désirer? Ou bien est-ce le fait que vous même puissez les désirer...et que vous interprétiez ce désir comme essentiellement homosexuel et tabou? Selon moi, le refus de porter des vêtements de femme conventionnels est lié à votre répugnance à vous engager dans une relation avec un homme. Il y a deux aspects à votre problématique. Si vous parvenez à en résoudre un, je pense que vous ne tarderez pas à résoudre l'autre."
Intéressant comme "petit" roman, mais reste un roman bien sur: on se demande bien si l'auteur ne veut pas passer un cap!? Par contre l'homosexualité intervient, surement, mais ce n'est pas un "impératif"; certains travestis ne sont pas homosexuels et se cantonnent à s'adonner à leur "plaisir" seul, restant chez eux ou entre "amies". Au fil des pages de Davi Thomas on ressent quand même une sorte de "vécu"(??) intérieur, comme sil il se mettait à la place d'un transexuel...
"J'ai des choses à vous dire" Claire carthonnet (transexuelle prostituée)
"American Psychiatric Association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles ,traduction française, Paris, Masson,1996.
"Le saut de l'ange" de Maud Marin,ed. J'ai Lu,1998.
"Changer de sexe. Identités transsexuelles" d'Alexandra Augst-Merelle et Stéphanie Nicot, ed. Le cavalier Bleu,2006.
Ambigue? Homme ou femme? Le Japon possède le chic pour montrer des exemples d'androgynie liée à l'approche d'une sexualité "fétichiste" peut être mieux acceptée.
Mention spéciale pour le numéro 11 de "Philosophie magazine" avec un dossier spécial, justement, "Hommes-femmes, la confusion des genres". Good! De nombreux sujets sont abordés dont deux-trois pages concernant les transgenres et ce déplacement vers le pathologique et la psychiatrie quand on parle de transexualité; numéro à conserver car plein de référence d'auteurs pertinents. Ca confirme bien cette construction mentale des genres et la tentative-en partie réussie- de la politique, de diriger notre vie sexuelle et de décider à notre place dans un "oredre social" établi. La tendance queer reste encore quelque chose de diffus,underground, mais en marche vers des bouleveersements importants:l'Espagne semble saisir la balle au bond et se projette, en réformant,dans une société modernisée bien que paradoxale, mais non figée.
Exemple: Ben Barres et le changement de "genre"
Avant...Après...
Intéressant de citer l'exemple paru-témoignage rare du vécu d'un transsexuel, ici femme devenu homme-dans la tdg des 4 et 5. 08. 07, concernant ce professeur de Stanford-Etats unis-Ben Barres, éminent neurobiologiste qui vit au quotidien un ressenti particulier de sa transsexualité; article peu courant sur une publication de grande échelle concernant ce quotidien genevois. Ben Barres explique qu'il n'a pu obtenir de bourse malgré plusieurs publications de qualité et précise, je cite: "Les gens qui ne savent pas que j'ai changé de sexe me traitent avec plus de respect. Je peux même terminer une phrase sans être interrompu, écrit-il". Je signale que cette "analyse est intéressante, pertinente- je ne vais pas me comparer à l'auteur-et l'on comprend-je parle aussi de moi pour le ressenti-l'écart "immense", véritable fossé à combler dans nos sociétés dites modernes qui ne semblent avancer qu'à coups de "guéguerres" entre politiciens...Pathétiques.
Ben Barres: éminent neurobiologiste.
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/quotidiennes/travail/travail_détail/(contenu) 1151131
www.feministes.net/forum/detail.php
http://www.lesquotidiennes.com et
NB: ben Barre

Commentaires
michaelle site : michaelle.blog4ever.com | le 14/05/2008 à 21:37:29Bonjour,
Super ton blog, continue
bises
michaelle