Kellyfetish

Le passing.

Rappel,définition:

le "passing": fait de passer ou d'être perçue aux yeux d'autrui en tant que membre d'un genre dans lequel on n'a pas été élevé depuis sa naissance.

Le passing?Une notion parfois bien aléatoire...volatile... évanéssante? vaporeuse? Etat qui peut nous quitter d'un moment à l'autre...pour revenir quelques instants...quelques heures après...très concomittant à son popre état d'esprit, lequel conditionne pour beaucoup le "passing"! Immiter ne suffit pas...et pourrait même nuire à la "chose"...tel le poète qui "rime"...sans âme...Le "passing" n'est pas réservé à certaines catégories de personnes...Un travesti, j'entends de qualité, peut avoir ce "passing" à chaque fois qu'il sort même de jour et recevoir du "madame" ou "mademoiselle" à tous les coups... Il s'agit d'acquérir quelques techniques et de s'y tenir, concernant les attitudes, la tenue vestimentaire et le maquillage mais surtout d'être à ce que l'on fait...car il s'agit d'un état d'esprit qui se vit, bien au delà d'un simple "travestissement fétichiste"...signe que vous avez déjà franchi cette étape qui vous a projeté à mi-chemin d'un état...pas tout à fait féminin mais déjà très loin du vécu masculin, "homme" portant des "fringues" du sexe opposé...

Nous savons que l'on commence par immiter, copier, étudier, écouter, singer machinalement, ce que je fais quasi quotidiennement, encore, aujourd'hui, tel des "games" sur le piano...féminin. Les jeunes filles ont fait de même, immitant "maman", la grande soeur, la tante...idem vers cette adolescence source visuelle de bien des extravagances vestimentaires et des multiples essais. Les transgenres me semblent passer par ces sortes de stades successifs avant d'acquérir expérience et assurance comme une rapidité dans les choix vestimentaire et de make up. Je possède ma "pochette" personnelle, dans le dressing, où j'entrepose toutes les pages de conseils arrachées dans les revues spécialisées: mode, tendances, maquillages de saison, alimentation, exercices, attitudes...Tout y est répertorié ou presque...et je revois mes leçons comme une petite fille en apprentissage...sirotant mon thé citron à la terrasse d'un café...ajoutant ici à mon "cours", les travaux  pratiques que je visualise en observant passer les filles devant moi.J'applique ensuite: tiens...façon de porter son sac au creux du bras...ou à bout de bras...très apparenté à certaines tenues vestimentaires figurez-vous!...et au volume de l'accessoire, etc...

 Pour que "ça passe" je considère qu'il faut la concordance de plusieurs paramètres quasi incontournables, soit:

-une silhouette féminine, non contestable, pas trop équivoque et qui concorde jusque dans les détail (ne dit-on pas femme jusqu'au bout des ongles?).

-une habillement "adapté" sans extravagance...ou un soupçon...à condition de "maîtriser" son affaire!

-un maquillage de circonstance et adapté au moment-soir/journée/ concordant avec la couleur des cheveux, ceux des vêtements, les accessoires, et équilibré entre les yeux, la bouche, la ligne des sourcils.

-une démarche féminine"normale"

-une voie "féminine"placée (je possède déjà une voie assez "fluette" qui demande peu d'effort à poser...mais, nuance, ça dédérape" aussi-différences subites d'intonations qui se remarque).

-un état d'esprit "fille" et zen qui intervient,c'est mon avis, dans une grosse partie de "l'entreprise passing"!

-une immitation fine du détail et des attitudes rencontrées par le genre opposé impliquanrt de revoir ses "games" quotidiennement.

Des exceptions peuvent se rencontrer mais souvent la façon de s'habiller reflète l'éducation et renvoie au désir "sexuel" des personnes; ainsi vous ne croisez que rarement des femmes vêtues d'une jupe de vinyle crissante à trois heures de l'après midi seule, marchant en cuissardes surdimensionnées,ou en micro-jupe à la Fnac ou poussant un caddie...quoique l'on voit de tout: tolé garanti, regards ou remarques inévitables...

A voir...mais montrer des tattoos peut compromettre le "passing": le problème est que la plupart des filles s'encrent des tattoos "standards"...et se pavaner avec des tatouages un peu zarbis sèmera le doute...sans tomber dans la parano...On tente le coup: je sors plus souvent les épaules dénudées mais j'envisage de rééquilibrer le tout en m'encrant quelque chose de spécifiquement "féminin". Quelques endroits risquent de coincer comme Lip Genève...où je sirote mon thé de temps en temps...bien trop BCBG. Make up perfectioniste de rigueur tout comme l'épilation!

Signes et causes d'un mauvais "passing" ,ou, qui y font penser:

-un vague sentiment de malaise vous envahit: possibilité qui s'impose à vous malgré un maquillage soignée, une tenue adéquate, concordant à l'heure de la journée et aux lieux fréquentés mais...surement du à

-une insuffisante préparation "psychologique" des sorties.

-manque de concentration.

-une trop longue période sans travestissement...part time.

-une succession de regards qui renvoient des "ondes" négatives.

-des remarques désobligeantes...qui peuvent,ma fois,donner des indications pertinentes pour progresser: une tenue inadaptée, une erreur de maquillage, le port du sac, la démarche "bizarre, les attitudes générales...Kelly, je file très vite aux lavabos d'un café corriger,par exemple, le make up...

-l'intonation de la voie, mal "posée" est le "symptôme" d'un malaise chez soi...et tout l'édifice peut s'effondrer: nous ne sommes pas toujours tout de suite "bien et "dedans"...c'est ainsi que je remarque que le personnage "vient" aux bout de quelques minutes parfois, ou s'échappe, volatile, par exemple, à la faveur d'une erreur de make up!

-circonstances de lieux et de temps et de gens croisés qui font que...ça passe pas...ou moins bien.

-"erreurs" dans les détails à savoir en vrac:

    .épilation imparfaite: ce peut être sur les bras ou/ou les jambes.

    .grain de la peau trop voyant...d'où l'importance des soins quotidiens pour ne pas perdre les acquis.

     .trâce de la repousse des poils aux racines après l'épilation...

    .sourcils trop voyants et mal peignés façon "mec"

    .défaut dans "l'équilibre" du make up: fond de teint façon "masque"; poudre mal choisie; contour des yeux trop voyant; rouge à lèvres et yeux qui se parasitent sans que l'un ou l'autre ne l'emporte...

     .vernis à ongle inadapté voire bien trop voyant et ne concordant aux circonstances d'espace et de temps

     .différente importante de teinte entre le visage,les bras,les jambes et le décolleté faisant penser que...

     . mauvais choix des vêtements toujours en fonction de "l'espace-temps" et de la morphologie; les filles sont plus large "en bas"...les mecs...c'est le contraire...donc, adopter une tenue qui élargit le bas quand on est pas hormonée (moi)

     . mauvais choix des vêtements "inadapté" à "l'atmosphère" du lieu fréquenté...et des "groupes" rencontrés.

     .talons trop imposants: 9centimètres en grande surface et poussant un caddie...short en hiver...bas et porte jaretelle en août...

     .démarche "bizarre".

     .sac mal porté.

     .succession de regards omniprésents (les votres): on marche sans croiser le regard d'autrui surtout quand on ose des avancées vestimentaires.

Signes que ça "passe"! Raisons d'un bon passing.

-basique: se faire reconnaître par une des "appellations du genre opposé": "madame" ou "mademoiselle", c'est pourquoi les games s'effectuent en public, dehors, de préférence de jour, aux terrasses des cafés, tea room, restaurants,magasins, boutiques diverses et le soir en clubs et discothèques...mais au sein du monde hétéro! Recevoir du madame ou mademoiselle du genre opposé au sien est super confortant et encourageant. Loin de me satisfaire béatement de cet état-un peu quand même-j'étudie ma silouhette au détour d'une vitrine et je note tout ce qui concorde dans l'ensemble car je n'oublie pas que l'oeil féminin est adroitement aiguisé pour déceler les anomalie et les ambiguités. Recevoir un "Mademoiselle" au café-restaurant est tout de même le signe que vos efforts commencent à payer ou que l'ensemble, même anbigue, ne permet pas de relever le "subterfuge" ou "l'imposture" si vous préférez...car,nuance, vous êtes bien dans la peau de "cette fille"!

-une succession de regards enjoués non moqueurs voire envieux.

-regards féminins enplis de jalousie...quelquefois un peu gênés.

-"guys" qui se retournent sur votre passage sans moquerie ni raillerie...juste pour "voir" et revoir...

-des compliments(1)...exemple récent pour Kelly:"Tu es belle chiquita!"

-invitations à danser, à boire un verre ou passer une soirée.

-personne ne vous remarque...personne ne vous regarde...ou éparsément.

-lieux et heures favorables au passing.

-maquillage réussi.

-détails soignés.

-voix pausée convenablement.

-démarche féminine.

-habillement adapté...aux autres filles.

-concentration suffisante.

NB: très vite l'on s'aperçoit avec l'habitude qu'elle est l'erreur commise; souvent il s'agit du détail, faute de goût, qui gache l'ensemble. Pour éviter et garantir ma satisfaction, j'essaye fréquemment des "ensembles" vestimentaires avec des accessoires et des chaussures et je confectionne des ensembles "prêts à sortir" entreposés dans mon, dressing: ça marche. Je me maquille quasi quotidiennement, bien que n'étant pas "full time", job oblige actuellement, pour acquérir la rapidité et la dextérité des gestes: ça marche bien aussi et permet de gagner beaucoup de temps.

Le passing se cultive?...

1-L"'élaboration" du passing repose autant/sinon plus/ sur un état d'esprit "fille" qui s'impose à soi...tel un personnage que l'on étudierait-je n'oublie d'ailleurs pas mes premières amours de jeunesse...le théâtre et le cinéma...pour m'inspirer et bâtir "ce" "pesonnage" très particulier qui m'est étranger-qu'une étude fine "sociologique" (je mets le paquet) de la façon dont vivent et se comportent les femmes dans leur espace-temps. Exagération? A peine...

2-Il faut y croire, règle numéro une: "je suis une "femme", une "fille", un point c'est tout; je veux que vous me croyez et que vous rconnaissiez en moi cet "autre"...genre...sans me prendre pour une folle (1)!" Voici ce que je me dis et je le pense sincèrement..."je suis vraiment une fille"...sinon à quoi bon gesticuler des heures dans des tenues jugées "ridicules". Partant de ce postulat de départ...je me sens beaucoup plus détendue pour immiter, observer, étudier, mimer, reproduire...gestes, postures, attitudes, détails "techniques"...sans pression,sans stress particulier; ne pas se sentir "bien" dans sa peau de "mec" compromet déjà la "passing" pour entrer dans "l'autre" féminin. Je dois y fondre littérallement(2) Cette entreprise va au-delà du simple travestissement fétichiste-nous en sommes à mille lieux-et d'un assouvissement sexuel qui passerait par ce biais: nous parlons de genre et non de sexualité.On pourrait-on peut-très bien se sentir "femme" en portant des dessous féminins (crossdressing) sous ses vêtements masculins mais ne pas pouvoir-par obligations diverses-passer à une étape ultérieure de la transformation...et éprouver une dysphorie de genre!

3-Il faut s'entraîner: faire ses "games"...quotidienement...tel les pianistes, les sportifs, qui courrent chaque jour, les cyclistes, etc...Se transformer relève autant du "sport" mental que physique-marcher des heures dans des chaussures de l'autre "sexe"-Full time c'est génial quand on peut...et accélère les ressentis comme les habitudes de vie femme, c'est sur. Les gestes deviennent rapides et précis,sans hésitation et les erreurs diminuent.

4-Communiquer: ne pas se priver de la relation et se mettre en lien...verbal (toute la difficulté de poser cette voie "mec" récalcitrante...mais l'intonation vient petit à petit et l'on trouve "sa voie" à force de "sentir" et d'essayer) et non verbal (attitudes, comportements, démarches, achats identiques, fréquentation des "lieux filles", nourriture identique et façon de l'absorber-les femmes ne mangent pas tout à fait de la même façon au restaurant par exemple-)

5-On fréquente les lieux "straight": hors de question de sortir de nuit et dans des endroits "ciblés" LGBT; le meilleur moyen de tester un passing...passe par la case lieux de vie hétéro de jour...comme de nuit selon les circonstances; je refuse d'avoir honte, peur et de me censurer d'entrée! Cet exercice imposé double les difficultés de maquillage et d'habillage mais le jeu en vaut la chandelle et permet de surpasser honte, stress, angoisses, tabous, peurs diverses; "passer" dans des lieux fréquentés de tous vous donne une nouvelle légèreté et de l'assurance pour aller vers l'étape suivante...normalité vers la féminité et oblige à redoubler d'efforts pour soigner des détails de votre apparence.

6-On cultive le "détail": le passing dépend beaucoup de cette concordance "allure générale/état d'esprit woman"...et "le" détail peut faire toute la différence, pas seulement dans le "renvoi/miroir" des autres-il le faut bien-mais en soi-même...quand des détails aident à "sentir" que "l'on y est"..."femme"...et quand on le sent, les autres le sentent! Ne plus douter que l'on a changé de genre éloigne la peur,la culpabilité et la honte comme ce sentiment paranoïaque qui peut vous envahir.

Exemples de détails en vrac qui font pencher la "balance" du passing:

-vernir ses ongles de pieds (chez moi il me projette-aident-dans le rôle féminin plus aisément.

-limer au cordeau les ongles des mains...sans nécessairement les peindre: la sobriété peut être un parfait vecteur-souvent-pour se sentir fille.

-soigner les accessoires, sans surcharger...en portant ce qui donne la petite touche "sexy" sans vulgarité (trouver la frontière à ne pas dépasser me direz-vous)

-ne pas oublier d'épiler les sourcils tous les jours,surtout entre la paupière et les sourcils,comme au-dessus du nez, entre les yeux, site de mini poils récalcitrants: l'effet lissée et soyeux rend bien et le maquillage ne fait pas ressortir une pilosité disgracieuse.

Passing et "cultures"...

L'expérience montre que les différences de culture...et les origines des populations croisées génèrent de réactions très diverses au contact des transgenres; la réaction semble fortement liée à l'éducation du pays de référence et à la propension à s'adapter aux écarts dans la norme. Je constate très rapidement, me déplaçant en fille (trans) partout, sans honte, que "l'ambiguité" provoque déjà des réactions: rien ne laisse à penser que...ou aucun indice ne tent à dévoiler mon "sexe" physique...Là réside la preuve de cette séparation criante entre les hommes et les femmes et les présupposés...dominants VS dominées...Le franc clivage se ressent d'emblée chez certaines populations-toujours les mêmes, quasiment, mais je n'entrerai pas dans le détails-allant des remarques intéressées...sur le mode de la curiosité franche...au rejet de "principe"...surement parce qu'une "image" qui jette le doute ébranle chez ces personnes des pans entiers de leur éducation hétéro...phallo...essentialiste...pour écrire "savant"...et remue des notions de sexualité mal vécue et tolérée chez eux...Les réactions de rage sont rares...mais arrivent (mauvais souvenir d'un soir) peut être dues à cette déception d'apprendre que sous ce visage féminin se "cache" un homme! Tricherie! Duperie! toujours lié à cette peur de l'homosexualité (c'est moi qui m'avance)...J'apprends donc à fréquenter des lieux où vivent des populations "favorables" aux ambiguités et dont le travail d'évolution mentale  est déjà fait ou a commencé...m'épargnant ces endrois un peu trop "macho"...toute puissance affichée "bruyamment" où les "phénomènes de groupe" peuvent dériver sur de l'agressivité verbale voir plus (je parlais de Lyon qui n'épargne pas les transgenres et les "erreurs", ce qui est très intéressant à ce point de vue pour évoluer). Une fois encore,il semblerait que l'ambiguité chez les "filles "passeraient mieux que chez le garçon...Est-ce ce renvoi à une "homosexualité" potentielle possible? Une silhouette "efféminée" chez le garçon dérangerait bien plus qu'un look masculin...et le renvoi au lesbianisme? Je me le demande souvent quand je croise d'autres "créatures" au fil de mes promenades sur talonns hauts...En tout cas tout le monde semble conditionné "hétérosexuellement" dans ces faits et gestes et "ça" se remarque dans la rue. Je n suis plus étonné que les transsexuel(les) soient classé(es) dans le DSMIV et l CIM10 malheureuse!

 

En somme, de fréquenter des populations plus "évoluées"...et leur lieux de vie apparentés... faciliterait le "passing"...? Parlons de "tolérance"...niveau de tolérance? On peut être toléré...sans "passer"...mais en somme...ça "passe" quand même n'est pas l'essentiel? "Peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" (même si je ne partage pas cet adage bien connu) et puis restons réaliste: quand j'ai demandé à une amie si je "passais"...ou plutôt ce qu'elle pensait de mon look de "femme" elle m'a répondu pragmatiquement:"T'est trans"... Résumons: en réalité, des personnes, en fonction de leur éducation, leurs emploi du temps, leur job, leurs soucis...réagissent différemment quand ils croisent des transgenres. Le gros du "travail" reste à effectuer par la petite trans-le détail qui tue-pour se faire accepter dans un espace qui n'existe pas ou se construit encore.

(1) Une fin d'apres midi très cool!

Je ne penssais pas obtenir un élan si gratifiant, rassurant et encourageant...venant d'une femme, "cisgenre", absolument emballée par mon nouveau look...au crâne rasé...assez rare chez les filles-j'en croise en ville de temps à autre-

Je portais une mini jupe de cuir noire avec une paire de collant résille de même couleur,des hauts talons et le blouson de cuir noir "féminin"; pas de bloucle d'oreilles; quelques accesoires "métalliques: collier, bracelet...L'ensemble peut faire penser à un petit côté androgyne...à la "fille" lesbienne "top" (dominatrice) ou l'inverse d'ailleurs...car semble-t-il, ma féminité "explosait"... puisque cette jeune femme m'a attendu, devant le distributeur de billet où je m'apprettai à entrer,comme elle.

Elle m'a d'abord parlé en anglais pour signifier ce look incroyable mais très sexy et féminin et ce fut une envolée de compliments (merci: elle n'était pas mal d'ailleurs et je me demandai si soudainement son côté "lesbienne" n'explosait à la vision de mon look "ravageur"...)  en s'appuyant sur ma taille, idéale pour "oser" ceci-je pense qu'elle faisait allusion à cet ensemble cuir, hauts talons et crâne rasé-et de rajouter que peu de fille osent et peuvent se raser la tête...mais que moi j'avais le profil qui concordait...un tout en somme.

Peu de femmes osent vous complimenter, mais en général, même si elles constatent que vous "trichez", elles respectent et vous servent du "madame" ou du "mademoiselle": attitude plutôt sympa et respectueuse et bien moins clivée que les hommes...qui en général persistent à vous donner du "monsieur"-j'ai fait le constat avec une copine trans au passing incertain: attitude de peur? peut de perdre cette dominance?...Y a de ça je crois.

Ma jolie fille ne trichait visiblement pas, elle, sincère dans ses compliments et emballée par ce qu'elle visualisait!...Renvoi à ses fantasmes, envies, désirs...sexuels?...un peu de tout ça en bloc. Et ce passing reposerait alors sur des paramètres que nous ne maîtrisons pas toujours: ce jour-là je pensais que ce serait dur de "passer" avec un crâne lisse...le look cuir voyant...mais ce fut l'inverse: compliments immédiats et répétés- je suis en deux roues aussi et merci au motard qui m'a lancé sur la route un... "vous êtes fantastique!"; moins cool le chauffeur de taxi "beauf" qui m'a suivi pendant des kilomètres avec appels de phare et coup de klaxon...espérant quoi?...un coup facile?...explosion de ses fantasmes sans tenir compte des réalités?...et surtout toute puissance masculine qui pense qu'il pourrait bien baiser tout ce qui passe en tenue "sexy" à sa portée...Là on constate une idée "pornographique" qui déforme la réalité car les scènes filmées n'ont rien à voir avec le "quotidien" même quand on sort de sentiers battus...

Par contre,et en rencontrant cette jeune femme, je ne doutais pas un instant que je fus comme "elle" (genre)...et elle n'en doutais pas un instant...me servant "que c'est formidable qu'une fille comme moi arbore ce look"..."avec mes longues jambes"..."ma silouhette mince"...Je n'étais pas sure de mon passing, mais pas inquiète un instant, pas tendue, sure de moi, tranquille, sereine, loin des tabous, sans dysphorie au fond de moi-même, apaisée, jouissant de ma tenue, sans fétichisme exacerbé d'ailleurs, ne m'attendant pas à recevoir cette envolée-la première fois si intensément!-Je me situais loin du dyptique homme/femme, ridicule et quelque part dans ma pensée transgenre...queer certainement, au-delà des genres. Elle, je pense,et ça se voyait,répondait à tous les codes conventionnels de son genre et de son sexe, par un habillement apparenté, une silhouette et une démarche...ce que l'on attend d'une femme en société...mais femme bien fichu tout de même (pas besoin de chercher le passing, n'est-ce pas, quand on se sent soi-même naturellement)

 



Article ajouté le 2009-05-14 , consulté 74 fois

Commentaires


Ester de Paris site : perso.orange.fr/ester/Esconfid.html | le 08/07/2009 à 22:45:24
BRAVO pour cette page!
J'aime beaucoup, bien faite, utile.
Petite Anecdote: visitant un village je croise un petit garçon et une petite fille (dans les 10 Ans environ).
Le garçon me dit "Bonjour Madame".
La fille me dite "Que vous êtes jolie!"
Aprés ça j'étais sur un petit nuage pour le reste de la journée!

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